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Tour de la Gomera

Séjour trekking - Canaries, espagne - Accompagné

Code voyage : VOYTGOM
En bref
Le tour de l’île de la Gomera (Canaries) intégralement à pied (ou presque). Partez 8 jours/7 nuits pour cette randonnée itinérante accompagnée d’un guide. Vous découvrirez des paysages splendides en longeant les côtes déchiquetées; traversant des villages isolés, une forêt primaire et serpentant dans des barrancos débouchant sur l’Atlantique. Pour votre confort, le transport des bagages est assuré d’étapes en étapes.

Trekking

Itinérant
Prix (à partir de) :
1295 €
Durée :
8 jours
Mode :
Accompagné
Prochain départ :
19/01/2019
NIVEAU PHYSIQUE
CONFORT

Séjour réalisable en :

janv fev mar avr mai juin juil aout sept oct nov dec

Le tour de l’île de la Gomera intégralement à pied (ou presque) entre euphorbes, cactées et terrasses cultivées par des chemins de pierre surplombant ou conduisant à l’océan.

Cheminant sur de jolis sentiers jalonnés de plantes grasses endémiques, de palmiers et de bananiers ; longeant des côtes déchiquetées, de rochers exacerbés ; traversant des villages isolés, une forêt primaire et serpentant dans des barrancos débouchant sur l’Atlantique ; cette boucle inédite, nous conduit lors d’une randonnée itinérante de 6 jours à la découverte des plus beaux endroits de la Gomera.
Coup de cœur pour une île « écologique » au cœur de l’Océan Atlantique !

Une question sur ce séjour ?

Programme

Jour 01 : Samedi

Vol France-Tenerife
Transfert aéroport / hôtel à votre charge.
Accueil et nuit à San Isidro.
 

Jour 02 : Dimanche

Ferry pour la Gomera le matin et court transfert de San Sebastian au petit village de Laja, qui donne impression de « bout du monde ».
Début de la randonnée en direction du Roque Agando, phénomène volcanique en son genre, emblématique de l’île et descente sur la vallée.
Descente au travers de cactus, euphorbes et tabaïbas surplombant l'imposante vallée de Benchijigua.
Poursuite par le chemin de Imada.
Court transfert pour Chipude.
Nuit en pension.
Dénivelée : +1000 m ; - 400 m                     Horaire : 4h30 à 5h de marche

Jour 03 : Lundi

Au départ de Chipude, montée au point culminant de l’île « el Alto de Guarajonay » à 1467m, pour un panorama sur Tenerife et le Teïde et descente dans la vallée del Cedro. Traversée de la forêt de laurisalva dans le parc national jusqu’à la vallée de Hermigua. Logement en appartement en bord de mer.
Dénivelée : + 500m ; - 1300m                      Horaire 5h30 de marche

Jour 04 : Mardi

Découverte du versant nord de l’île de Hermigua à Vallerhermoso, en passant par le joli village d’Agulo.
Un sentier escarpé serpentant au travers de terrasses destinées à l'agriculture locale, nous mène au Mirador d'Agulo puis jusqu’à l’écomusée (exposition attractive illustrant tous les aspects écologiques, artisanaux et culturels de la Gomera) et descente jusqu’à Vallehermoso. Nuit en pension.
Dénivelée : + 700 m ; - 500 m                      Horaire : 5h00 de marche

Jour 05 : Mercredi

Grosse journée de marche pour traverser l’île du nord au sud.
Montée pour rejoindre le lac de la "Encantadora" et poursuite jusqu’à Las Hayas, dans un univers étonnant de laurisalva, splendide sous bois, phénomène arborescent unique au monde. Traversée du village de Arure. Puis, en suivant le chemin de Merica, vous surplombez la magnifique vallée de Taguluche.
Le sentier poursuit sur une crête dominant Valle Gran Rey. Belle descente en direction de l’océan dans les bananeraies.
Hôtel à Valle Gran Rey.
Dénivelée : + 700 m ; -1000 m                     Horaire : 5h30 de marche

Jour 06 : Jeudi

Repos pour profiter de la baignade et de la côte la plus ensoleillée de l’île. Et marche de Valle Gran rey à Chipude, par un itinéraire court ou un peu plus sportif, en passant par le village de Argaga.
Au départ, montée dans un canyon étroit s’aidant parfois des mains jusqu’en son haut, puis c’est une vallée verte où ruissèle de l’eau en hiver, constituant par endroit de jolies vasques d’eau.
Nuit à Chipude.
Dénivelée : + 950 m                                      Horaire : 3h30 ou 5h00 de marche

Jour 07 : Vendredi

Transfert jusqu’à Imada.
Marche en descente vers le village et dans le barranco de Guaririmar en direction de Playa Santiago, jusqu’à El Rumbazo. Fin de la randonnée et transfert en taxi pour San Sebastian. Découverte de la ville ou baignade avant de prendre le ferry en fin d’après-midi.
Transfert et hébergement à San Isidro
Dénivelée : - 900 m                                       Horaire : 3 heures de marche

Jour 08 : Samedi

Temps libre jusqu’à l’heure de votre vol.
Transfert jusqu'à l'aéroport à votre charge.

L'’accompagnateur se réservent le droit, pour des raisons météos, de logistique ou pour votre sécurité, de modifier votre itinéraire. D’avance nous vous remercions de la confiance que vous voudriez bien nous (ou lui) accorder.
 
 
 
LES POINTS FORTS
• Le tour de l'île, itinérant et à pied
• Des logements variés et dans des atmosphères différentes
 
Si vous le souhaitez, il est possible d’enchaîner à ce séjour, un autre séjour de 8 jours accompagné ou en liberté sur les Canaries. Nous demander les fiches techniques.

CARTOGRAPHIE
- Tenerife au 1/35000 (Freytag&Berndt)
 
BIBLIOGRAPHIE
- nombreux guides généraux, Guide bleu…
- Sud Tenerife et Gomera, Noel Rochford. Ed. sunflowers).
 
ADRESSES UTILES
Ulysse 26, rue Saint Louis en l'Ile, 75004 Paris, France - Tel : 33-(0) 143251735 - Fax : 33-(0) 143295210 http://www.ulysse.fr/
 
 
DONNEES GENERALES
Intitulé officiel : les Îles Canaries
Superficie : 7 447 km2 (Farnce : 670 922km2)
Population : 2 millions d'habitants (en France : 64 876 618 habitants)
Capitale : Las Palmas (Gran Canaria)
Peuples et ethnies : Espagnols, Nord-Africains, Latino-Américains et Européens du Nord.
Langues : espagnol
Religion : catholicisme
Institutions politiques : régions espagnoles autonomes
Type de gouvernement : Monarchie Parlementaire
Roi : Juan Carlos 1er
Président du gouvernement : Mariano Rajoy
Principales activités : tourisme
Principaux partenaires : France, Allemagne, Italie
 
INFORMATIONS PRATIQUES
Poids et mesures : système métrique
Électricité : 220V, 50HZ
Indicatif téléphonique : + 34 / la couverture GSM est largement étendue et couvre quasi l’intégralité de l’archipel.
Heure locale : quand il est 12h à Paris il est 13h à Tenerife
Monnaie locale : Zone €uros
 
 
REPERES GEOGRAPHIQUES
Les îles Canaries sont une des dix-sept communautés autonomes espagnoles. Elles sont situées dans un archipel atlantique, à quelque 150 km au nord-ouest du Sahara occidental et à plus de 1 000 km du sud de l'Espagne. L'archipel fait partie de la Macaronésie, un ensemble géographique regroupant les îles volcaniques des Canaries, l'archipel de Madère incluant les îles Selvagens ("Sauvages"), l'archipel des Açores et les îles du Cap-Vert.
 
L'archipel comprend 7 îles principales réparties en trois groupes :
ð    à l'est : Lanzarote, Fuerteventura
ð    au centre : Ténérife, Grande Canarie, La Gomera
ð    à l’ouest : La Palma, El Hierro.
Il comprend également des des îles secondaires moyennes : La Graciosa (habitée), Alegranza, Los Lobos, Montaña Clara, Roque del Este, Roque del Oeste et des îlots et rochers.
 
Lanzarote, Fuerteventura et Grande Canarie forment la province de Las Palmas ; Tenerife, La Gomera, La Palma et El Hierro forment celle de Santa Cruz. Ces îles présentent des caractères géologiques et des configurations très différents :
·                    Lanzarote a un relief fortement marqué par un volcanisme récent et encore actif ;
·                    Fuerteventura est assez plate et surtout, très aride : elle est la plus proche du Sahara ;
·                    Grande Canarie est une île de forme arrondie avec un relief montagneux marqué par des paysages remarquables ;
·                    Tenerife est la plus grande île ; elle est dominée par un volcan actif situé en son centre, culminant à 3 718 mètres, le Teide, qui est le plus haut sommet d'Espagne ;
·                    Gomera, proche de Tenerife, est une petite île au relief très morcelé, avec des vallées sans communications faciles entre elles, à tel point que ses habitants ont inventé un extraordinaire langage sifflé, le silbo, pour communiquer ;
·                    La Palma est montagneuse, c'est la plus humide et la plus boisée des îles de l'archipel ;
·                    El Hierro est la plus petite, la plus lointaine et la moins connue.
·                    Les îles secondaires La Graciosa, Alegranza, Montaña Clara, Roque del Este et Roque del Oeste forment l'archipel de Chinijo.
 
La population est concentrée principalement dans les deux grandes îles de l'archipel : Tenerife et Grande Canarie.
 
Question Volcans :
Les volcans formant l'épine dorsale de l'archipel ont vu le jour au moment de la formation de la chaîne de l'Atlas en Afrique du Nord, il y a des millions d'années. Le volcan le plus élevé des Canaries, le Teide (3 718 m), à Tenerife, est aussi le plus haut sommet d'Espagne et le troisième du monde après ceux de Hawaii. Cette activité volcanique a donné au sol sa fertilité, mais les îles sont dépourvues de rivières et souffrent périodiquement du manque d'eau. Sur certaines îles, l'eau potable provient en grande partie d'usines de dessalement de l'eau de mer.
 
Climat :
Si Tenerife est appelée l’île de l’éternel printemps c’est grâce aux vents dominants (alisés) qui contribuent à un climat exceptionnel toute l’année. Le climat y est très doux et modéré quelle que soit la saison. Il n’existe pas de période de grand froid, ni de grosse chaleur. Les températures moyennent oscillent entre 17 et 18° en hiver et 28 et 30° en été. Attention ces températures sont données en bord de mer et selon l’altitude où vous trouverez lors votre randonnée, elles peuvent chuter…Ainsi en hiver, il est par exemple possible de se baigner le matin en bord de mer et de marcher dans la neige sur les flancs du Teide à 3000m ! ! !
 
 
Jan
Fev
Mars
Avr
Mai
Juin
Juill
Aout
Sept
Oct
Nov
Dec
Temp moy. Max. en °C
21
21
21
21
22
24
25
26
26
26
24
22
Temp moy. mini. en °C
15
14
15
16
16
18
19
21
21
19
18
16
Nbre d’heures de soleil/jour
6
7
7
8
10
11
11
11
8
7
6
6
Nbre de jours de pluie/mois
5
4
3
2
1
1
0
0
1
3
6
6
 
L’environnement :
En Espagne la protection de l’environnement est assurée par une loi nationale, mais celle-ci se heurte au système des communautés autonomes qui prévoit que le domaine de l’environnement, à l’exception notable des parcs nationaux, relève du pouvoir régional. Si dans certaines régions, la loi fédérale va au devant des politiques régionales, elle apparaît aux Canaries comme un instrument peu adapté et daté, mais incontournable étant donné l’absence de lois communautaires. En effet la Communauté autonome des Canaries mène en matière de protection de la nature une politique très stricte, voire restrictive, avec la création de rès nombreux espaces protégés et de nombreuses zones et activités interdites, ou spumises à des restrictions.
139 sites protégés selon des normes nationals couvrent 300 000ha, soit 40% des terres. Cette proportion varie de 56 % à el Hierro à 29% pour Fuerteventura. Ténérife présente à elle seules, 4 parcs nationaux sur les 8 que possède l’Espagne.
  • le parc national du Téide sur Ténérife (création 1954)
Ce parc est le plus grand et couvre l’intégralité de la caldera de las Canadas, à plus de 2000m d’altitude. Son intérêt est essentiellement géologique et botanique.
  • le parc national de la Caldeira de Taburiente sur La Palma (création 1954)
Ce parc se situe sur les crêtes d’un cirque érodé jusqu’au magnifique barranco de Las Angustias où descendent des pentes couvertes de pins canariens.
  • le parc national de Timanfaya sur Lanzarote (création 1954)
une seule petite partie se visite sur ces 5000ha protégés. Le reste est interdit d’accès, mais lors de randonnées en limite du parc vous pourrez pleinement profiter des paysages volcaniques, des cultures dans la lave et des salines.
  • le parc national de Garajonay sur la Gomera (création 1981)
ce parc couvre 4000ha de forêt d’un intérêt excetionnel : plus de 400 espèces végétales distinctes, dont 43 endémiques à l’île, 29 connues sur la zone protégée. Cette forêt fut également classé au patrimoine de mondial de l’UNESCO. Ce qu’on apprécie, ce sont des fougères et lauriers géants.
D’autres espaces protégés sont présents sur les autres îles, comme les 135 sites classées, les parcs naturels, les parcs ruraux, les réserves naturelles, les réserves de la Biosphères.
Brèf, vous l’aurez compris, aux Canaries, contrairement aux idées reçues, on se soucie de l’environnement, et l’espace naturel y est grand et protégé.
 
LA GOMERA
La Gomera est une des sept îles des Canaries. Celles-ci se situent près de la côte nord-ouest africaine, face à l'ancien Sahara Espagnol, et à quelques 1.350 km de la Péninsule Ibérique. On arrive sur l'île de La Gomera par mer, depuis le port de Los Cristianos qui se situe à l'ouest de l'île de Tenerife, et aussi depuis les ports de Santa Cruz de La Palma et de La Estaca, sur Hierro.
 
La Gomera est située à l'ouest de Tenerife, à quelques 28 km à son point le plus proche. Elle a une superficie de 369 km2, ce qui en fait l'île la plus petite de l'archipel après celle de Hierro. Son point culminant est l'Alto de Garajonay, avec une altitude de 1.487 m. C'est la seule île canarienne où aucune éruption volcanique n'a eu lieu durant les derniers deux millions d'années. C’est pour cette raison que l’on n'y trouve ni les cônes volcaniques ni les étendues de laves si fréquents dans le reste de l'archipel. En revanche, l'érosion a agi de façon continue, démantelant une partie de l'édifice insulaire.
 
Paysage de La Gomera :
Ainsi prédominent dans le paysage les formes érodées, les barrancos, les falaises marines, et les reliefs différenciés comme les "cheminées". La combinaison des traits géomorphologiques avec le climat donnent lieu à la présence de nombreux milieux écologiques, depuis les ambiances chaudes et sèches du sud, à celles humides et fraîches des sommets et des altitudes moyennes.
 
Les barrancos sont aussi les lieux de peuplement et de cultures, qui vu le manque de terre, s'échelonnent le long des pentes les plus abruptes, formant un paysage spectaculaire de gradins et de mini-exploitations agricoles. Dans ces ambiances fermées, la présence de sources et les conditions thermiques favorables, a donné lieu à la création d'authentiques oasis de palmeraies, cultivées par l'homme, et de quelques espèces de plantes tropicales, comme celles du barranco de San Sebastian…
 
Le climat de La Gomera présente des caractéristiques similaires à celui des autres îles montagneuses de l'archipel canarien, malgré sa petite superficie. Le climat tempéré subtropical lié aux alizés, correspond à la position géographique des Canaries, et subit d'importantes modifications locales dues à l'orographie, l'altitude et l'orientation dans le cas de La Gomera. Ceci donne lieu d’une part à un échelonnement climatique, qui se retrouve sur la végétation et influence les zones de peuplement, et d’autre part à la présence de nombreux micro-climats, spécialement dans les barrancos.
 
Culture :
Le silbo parlé à la Gomera est une des rares langues sifflées au monde. Inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2009, elle est encore parlée par une partie de la population et est enseignée dans les écoles et dans certains lieux publics, comme le stade d'Agulo, ce qui la préserve d'une disparition. Elle a été inventée par les Guanches, premiers habitants de l'île, pour permettre une meilleure communication d'une vallée à l'autre lorsqu'il n'y avait pas de moyens de communication efficaces. Sa portée est estimée à environ cinq kilomètres.
 
La flore
La flore de La Gomera comprend des espèces de toutes les régions du globe et un pourcentage important de plantes indigènes.
Les bouleversements climatiques de la fin de l'ère tertiaire et du début du quaternaire (première période glaciaire : assèchement du Sahara) ont refoulé la flore subtropicale hors de son espace d'origine, alors qu'elle a pu subsister à La Gomera, entre autres. L'exemple le plus spectaculaire en est la laurisilva, vestige de l'époque tertiaire, unique au monde.
La flore varie en fonction de l'altitude et de l'influence des alizés. La Gomera compte quatre types de végétation différents :
 
La Laurisilva :
Ces arbres, toujours verts, gardent leurs feuilles toute l'année, et s'accommodent d'un climat chaud et tempéré. La Laurisilva pousse à des altitudes supérieures à 600 m. Le sous-bois de la Laurisilva est toujours extrêmement propre. En effet, les feuilles des arbres, tombées, ne pourrissent pas et jonchent le sol comme un immense tapis, empêchant ainsi toutes autres espèces de proliférer. Lorsqu'elle est envahie de lichen, comme c'est le cas dans certains endroits du Garajonay, dans le "bois des sorcières", la laurisilva forme une forêt pleine de mystères et de brume...
 
Le Fayal-Brezal :
La formation dite Fayal-Brezal se situe à des altitudes inférieures à 700 m, souvent autour, voire mélangée à la laurisilva. "Faya" vient du nom de l'arbre le plus abondant, le Myrica Faya et "brezo" bruyère, en espagnol. Il s'agit d'une lande d'arbustes de 2m à 6m de haut. Parmi les espèces du Fayal-Brezal on trouve : la bruyère (Erica arborea), pouvant atteindre jusqu'à 15 m de haut…
 
La Pinède :
Parmi les arbres à feuillage persistant pousse le pin canarien, à des altitudes supérieures à 1000 m. Toutefois on ne le trouve que très peu. Ce n'est pas une espèce endémique à La Gomera. Il a été introduit dans les années 50.
 
La zone du Xerofitica :
Cette végétation est celle qui borde les côtes et que l'on peut trouver jusqu'à 700 m d'altitude. Font partie de ce type de végétation les espèces comme l'Aeonium
(Verode, bejeque et bea) ou l'Euphorbia (Tabaibas, cardones, higuerillas de Berthelot), du nom du médecin de Juba II, Euphorbio. On trouve aussi des "Sabinas" (Juniperus Phoenicea), arbres au bois très dur, de moins en moins nombreux car utilisés dans la construction de bateaux. Et enfin, on ne saurait oublier le Palmier-dattier des Canaries (Phoenix canariensis), qui, avec sa couronne de feuillage longue et touffue, marque le paysage, surtout sur les hautes terrasses de Valle Gran Rey et du Nord de l'île.
 
La faune
Elle est nettement moins variée que la flore. Le lapin, le hérisson et la chauve-souris exceptés, il n'existe pas de mammifères à l'état sauvage sur l'île de la Gomera. En revanche les lézards abondent, ainsi que les "gecos".
Le monde ornithologique est riche et varié : merles, mésanges bleues, corbeaux, pinsons, fauvettes, pics, pigeons et mouettes (surtout les mouettes rieuses), ainsi que le canari jaune (Serinus canarius). Les deux colombes liées à la laurisilva sont très représentatives. Elles sont endémiques.
Les eaux de La Gomera sont poissonneuses. La murène, les calamars, le poulpe, le cazón, le chuco font le bonheur des pêcheurs, les dauphins et les baleines celui des passagers des bateaux.
 
 
Repères Culturels de l’archipel :
Histoire :
Géologiquement parlant, ces îles sont jeunes puisqu'on estime qu'elles ont 30 millions d'années. La datation au carbone fait remonter les premiers peuplements à 200 av. J.-C., mais il est possible qu'elles aient été habitées avant. L'origine des premiers habitants, qui se donnent le nom de Guanches, demeure l'objet de spéculations. On parle d'émigrants celtiques ou nordiques. Mais il est probable que les Berbères, venus de l'Afrique voisine, aient été les premiers à s'installer.
Au Moyen Age, différentes tribus, souvent ennemies, se partagent les îles. La seule île de Tenerife ne compte pas moins de neuf (minuscules) royaumes. Les Guanches vivent en majorité dans des grottes ; ils pratiquent l’agriculture, la chasse et la cueillette. Le capitaine génois Lancerotto Malocello débarque vers la fin du XIIIe siècle sur l'île qui porte aujourd'hui son nom (Lanzarote). Aventuriers utopistes, à la recherche du légendaire Río de Oro (fleuve d'or) censé couler à la latitude des Canaries, missionnaires et marchands d'esclaves passent ou s'y installent. Mais ces îles ne font leur apparition sur la carte qu'après le passage d'une mission italo-portugaise en 1341.
En 1402, le Normand Jean de Béthencourt s'établit aux Canaries. Fort du soutien de l'Espagne, il entreprend de les conquérir. Un siècle de colonialisme honteux s'ensuit, marqué par les massacres et l'asservissement de nombreux Guanches. Le traité d'Alcáçovas, en 1479, fait des Canaries une possession de l'Espagne.
Défiant l'Espagne, les premières troupes marocaines occupent Lanzarote en 1569 et 1586. Sir Francis Drake fait donner de la canonnière devant Las Palmas en 1595. La ville est détruite par une flotte hollandaise en 1599. Sous la conduite de l'amiral Robert Blake, les Anglais finissent par battre les Espagnols à Tenerife. Mais ces derniers résistent et, en 1821, les Canaries deviennent une province espagnole. Santa Cruz de Tenerife est choisie comme capitale.
La culture de la canne à sucre, de la vigne, de la banane, l'élevage de la cochenille, qui fournit le carmin, connaissent des fortunes diverses. Le blocus maritime imposé par la Grande-Bretagne pendant la Première Guerre mondiale porte un coup fatal au commerce de la banane. Les Canariens partent en masse pour l'Amérique latine à la recherche d'une vie meilleure.
En 1936, la guerre civile éclate en Espagne. Pour l'empêcher de mener à bien son projet de coup d'état, la République espagnole envoie le général Franco aux îles Canaries ; celui-ci s'en empare. Les nationalistes franquistes arrêtent tous les sympathisants canariens de la cause républicaine.
Après la Deuxième Guerre mondiale, la misère pousse à nouveau des milliers de Canariens à fuir, cette fois clandestinement et à destination principalement du Venezuela. Au début des années 1960, le général Franco décide d'ouvrir grand la porte au tourisme. Le miracle économique s'accompagne de transformations, moins heureuses, de la physionomie des Canaries. Des millions de touristes « adorateurs du soleil » s'y rendent chaque année (mais reste finalement concentré sur une petite zone géographie…).
 
Les îles Canaries sont une comunidad autónoma (région autonome) depuis 1982, et la Coalición Canaria a joué un rôle important dans la victoire du Partido Popular, parti de droite, aux élections de 1996.
 
Langue
L'espagnol, ou plus exactement le castillan, est la langue officielle des îles Canaries, et les seuls termes guanches qui subsistent sont des noms de lieux.
 
Religion
On connaît mal le système de croyance complexe qui était celui des Guanches avant l'arrivée des Espagnols. L'un des premiers soucis des conquistadores fut de convertir les Guanches au catholicisme. Si les Canariens ne débordent pas de ferveur religieuse, l'église n'en joue pas moins un rôle social important dans l'archipel.
 
Art :
Symbole de l'héritage musical des Canariens, le timple est un instrument qui peut rappeler l'ukulele polynésien. Il est possible que le timple ait été introduit dans les îles par les esclaves berbères que les envahisseurs normands firent venir pour travailler la terre au XVe siècle. Le timple a pas mal voyagé et il a aujourd'hui sa place dans le répertoire musical de Cuba et d'autres pays d'Amérique latine. Lors des traditionnelles fiestas canariennes, il accompagne la danse, que ce soient l'isa, la folía, ou, si vous avez de la chance, la tajaraste, seule danse, dit-on, qui provient des Guanches.
De nombreuses cuevas (grottes), éparpillées dans les îles, sont ornées de peintures rupestres réalisées par les Guanches aux XIIIe et XIVe siècles (Barranco de Balos, Agaete, Gáldar, Belmaco, Zarza et El Julán, par exemple). Les représentations humaines et animales prédominent. La conquête espagnole ne favorisa pas l'essor artistique. Le premier grand peintre canarien, Gaspar de Quevedo, originaire de Tenerife, apparut au XVIIe siècle. Valentín Sanz Carta fut le premier artiste à peindre son pays, au XIXe siècle. Au début du siècle suivant, Manuel González Méndez (1843-1909) fut le chef de file de l'impressionnisme dans l'archipel. Tous les grands courants artistiques européens touchèrent les Canaries.
Parmi les peintres abstraits, César Manrique (1919-1992) fut mondialement reconnu. Ses œuvres pleines d'imagination et les efforts qu'il déploya pour sauver la culture canarienne face au bulldozer du tourisme de masse lui ont valu l'estime de tous ses compatriotes.
On ne connaît pas de textes écrits provenant des Guanches, mais l'historien italien Leonardo Torriani a traduit leurs ballades populaires. Benito Pérez Galdós (1843-1920), qui grandit à La Palmas et s'installa à Madrid en 1862, est considéré par certains comme le plus grand romancier espagnol depuis Cervantes. L'un des plus grands écrivains canariens du XXe siècle, Isaac de Vega, est notamment l'auteur de Fetasa, un essai bouleversant sur l'aliénation et la solitude.
 
Gastronomie :
Fortement influencée par l'Espagne, la cuisine canarienne n'en possède pas moins son originalité. La spécialité que vous verrez le plus souvent sur votre table est le mojo, une sauce plus ou moins épicée, aux nombreuses variantes s’accommodant avec beaucoup de plats, des cuisses de poulet au gofio (mélange de blé, de maïs ou d'orge cuit au four, qui remplace le pain), en passant par les papas arrugadas, de petites pommes de terre nouvelles cuites en robe des champs. La pomme de terre fut introduite aux Canaries au XVIIe siècle en provenance du Pérou et les connaisseurs en distinguent jusqu'à 23 variétés différentes. Parmi les nombreuses soupes, le potaje de berros (potage de cresson) et le rancho canario (bouillon avec des nouilles, de la viande et des pommes de terre) sont les plus typiques. Le conejo en salmorejo (lapin mariné dans du vinaigre, de l'huile d'olive et de l'avocat) passe aujourd'hui pour un pilier de la cuisine canarienne, mais c'est en fait une spécialité venue d'Aragon. Modeste, la viticulture locale réserve parfois d'agréables surprises, surtout parmi les crus de Tenerife. Le vin le plus courant, le malvasía, vient de Madère. Il est généralement doux.
 
 
Repères diplomatiques
La sécurité
L’Espagne est un pays sûr ; quelques problèmes de vols à la tire et de petits cambriolages dont il faut se méfier principalement dans les villes.
Vous pouvez vous informer sur le site internet http://www.diplomatie.fr, « Conseils aux voyageurs », choisir le pays puis la rubrique « Sécurité ».
 
Les formalités :
Passeport ou carte d'identité en cours de validité.
 
*NB : Pour les enfants mineurs :
Chaque enfant mineur français doit posséder sa propre pièce d’identité.
La CNI suffit pour voyager dans l'UE. Cependant, le ou les parents doivent pouvoir justifier qu'ils disposent de l'autorité parentale (selon les cas, acte de naissance, livret de famille, déclaration conjointe des parents ou copie de la décision de justice relative à l'autorité parentale), et ce même si l'enfant porte le même nom.
Si l'enfant ne voyage pas avec l'un de ses parents, l'accompagnant doit être muni d'une autorisation de sortie du territoire.
Si l’enfant possède son propre passeport, il peut voyager sans autorisation de sortie du territoire dans l’UE, comme à l’étranger.
L’exigence du passeport pour certaines destinations est valable pour les adultes comme pour les mineurs.
 
De manière générale, les informations transmises ne s’appliquent que pour les ressortissants français. Nous vous invitons à les contrôler sur le site du MAE, dans la rubrique conseils aux voyageurs.
Demander la « carte européenne d’assurance maladie » (ou certificat provisoire), délivrée par votre caisse de sécurité sociale (France) ou Mutuelle (Belgique) pour être pris en charge en cas de consultation médicale ou autre. Cette carte est valable pour tous les pays de la CE. Pour les étrangers, veuillez consulter le consulat d’Espagne de votre pays.
 
Comment se comporter
Us et coutumes :
- Les Canariens vivent à la méditerranéenne : le matin commence tard, une longue pause est ménagée entre 14 et 17h pour le déjeuner, la sieste et des retrouvailles familiales ; le travail reprend ensuite quelques heures, suivi du dîner, et la vie sociale se prolonge tard dans la soirée. Brèf, n’attendez pas un petit-déjeuner trop tôt le matin…
- Horaires d’ouverture des commerces : de 9H à 14H, et de 15H à 17H pour les petites commerces et les grands supermarchés peuvent ouvrir plus tard jusqu’à 21H.
Boissons / eau en bouteille : l’eau courante est potable, vous pouvez vous passer de l’eau minérale. Si votre choix était néanmoins celui d’eau en bouteille, merci de penser au recyclage des bouteilles. Le tri sélectif est mis en place aux Canaries comme en France.
Souvenirs : Privilégiez l’achat d’artisanat fabriqué localement afin de soutenir le savoir faire local.
 
Pensez à la préservation du patrimoine naturel et culturel : on ne repart pas avec des fleurs, coquillage, pierres, antiquités…
Pourboires : Le pourboire est laissé à votre appréciation car les notes de restaurant incluent obligatoirement le service. Si vous en êtes satisfait, un pourboire de 5% suffira largement.
Petit lexique :
Bonjour : ¡ Hola !
Au revoir : ¡ Adios !
S'il vous plaît : Por favor
Excusez-moi : Perdón / Perdone
Comment allez-vous ? : ¿ Cómo está ?
Très bien, merci : Estoy bien, gracias
Combien coûte... ? : ¿ Cuánto cuesta... ?
Vous trouverez également dans votre carnet de voyage, des documents « la charte éthique du voyageur » et le « blabla du randonneur », qui vous donneront des pistes pour ne laisser (et encore !) que l’empreinte de vos pas, avoir une attitude « responsable et solidaire ».
 
Source : wikipédia, lonely planet, le petit futé, …
 
 

Une question sur ce séjour ?
Jour 01 : Samedi

Vol France-Tenerife
Transfert aéroport / hôtel à votre charge.
Accueil et nuit à San Isidro.
 

Jour 02 : Dimanche

Ferry pour la Gomera le matin et court transfert de San Sebastian au petit village de Laja, qui donne impression de « bout du monde ».
Début de la randonnée en direction du Roque Agando, phénomène volcanique en son genre, emblématique de l’île et descente sur la vallée.
Descente au travers de cactus, euphorbes et tabaïbas surplombant l'imposante vallée de Benchijigua.
Poursuite par le chemin de Imada.
Court transfert pour Chipude.
Nuit en pension.
Dénivelée : +1000 m ; - 400 m                     Horaire : 4h30 à 5h de marche

Jour 03 : Lundi

Au départ de Chipude, montée au point culminant de l’île « el Alto de Guarajonay » à 1467m, pour un panorama sur Tenerife et le Teïde et descente dans la vallée del Cedro. Traversée de la forêt de laurisalva dans le parc national jusqu’à la vallée de Hermigua. Logement en appartement en bord de mer.
Dénivelée : + 500m ; - 1300m                      Horaire 5h30 de marche

Jour 04 : Mardi

Découverte du versant nord de l’île de Hermigua à Vallerhermoso, en passant par le joli village d’Agulo.
Un sentier escarpé serpentant au travers de terrasses destinées à l'agriculture locale, nous mène au Mirador d'Agulo puis jusqu’à l’écomusée (exposition attractive illustrant tous les aspects écologiques, artisanaux et culturels de la Gomera) et descente jusqu’à Vallehermoso. Nuit en pension.
Dénivelée : + 700 m ; - 500 m                      Horaire : 5h00 de marche

Jour 05 : Mercredi

Grosse journée de marche pour traverser l’île du nord au sud.
Montée pour rejoindre le lac de la "Encantadora" et poursuite jusqu’à Las Hayas, dans un univers étonnant de laurisalva, splendide sous bois, phénomène arborescent unique au monde. Traversée du village de Arure. Puis, en suivant le chemin de Merica, vous surplombez la magnifique vallée de Taguluche.
Le sentier poursuit sur une crête dominant Valle Gran Rey. Belle descente en direction de l’océan dans les bananeraies.
Hôtel à Valle Gran Rey.
Dénivelée : + 700 m ; -1000 m                     Horaire : 5h30 de marche

Jour 06 : Jeudi

Repos pour profiter de la baignade et de la côte la plus ensoleillée de l’île. Et marche de Valle Gran rey à Chipude, par un itinéraire court ou un peu plus sportif, en passant par le village de Argaga.
Au départ, montée dans un canyon étroit s’aidant parfois des mains jusqu’en son haut, puis c’est une vallée verte où ruissèle de l’eau en hiver, constituant par endroit de jolies vasques d’eau.
Nuit à Chipude.
Dénivelée : + 950 m                                      Horaire : 3h30 ou 5h00 de marche

Jour 07 : Vendredi

Transfert jusqu’à Imada.
Marche en descente vers le village et dans le barranco de Guaririmar en direction de Playa Santiago, jusqu’à El Rumbazo. Fin de la randonnée et transfert en taxi pour San Sebastian. Découverte de la ville ou baignade avant de prendre le ferry en fin d’après-midi.
Transfert et hébergement à San Isidro
Dénivelée : - 900 m                                       Horaire : 3 heures de marche

Jour 08 : Samedi

Temps libre jusqu’à l’heure de votre vol.
Transfert jusqu'à l'aéroport à votre charge.

L'’accompagnateur se réservent le droit, pour des raisons météos, de logistique ou pour votre sécurité, de modifier votre itinéraire. D’avance nous vous remercions de la confiance que vous voudriez bien nous (ou lui) accorder.
 
 
 
LES POINTS FORTS
• Le tour de l'île, itinérant et à pied
• Des logements variés et dans des atmosphères différentes
 
Si vous le souhaitez, il est possible d’enchaîner à ce séjour, un autre séjour de 8 jours accompagné ou en liberté sur les Canaries. Nous demander les fiches techniques.

CARTOGRAPHIE
- Tenerife au 1/35000 (Freytag&Berndt)
 
BIBLIOGRAPHIE
- nombreux guides généraux, Guide bleu…
- Sud Tenerife et Gomera, Noel Rochford. Ed. sunflowers).
 
ADRESSES UTILES
Ulysse 26, rue Saint Louis en l'Ile, 75004 Paris, France - Tel : 33-(0) 143251735 - Fax : 33-(0) 143295210 http://www.ulysse.fr/
 
 
DONNEES GENERALES
Intitulé officiel : les Îles Canaries
Superficie : 7 447 km2 (Farnce : 670 922km2)
Population : 2 millions d'habitants (en France : 64 876 618 habitants)
Capitale : Las Palmas (Gran Canaria)
Peuples et ethnies : Espagnols, Nord-Africains, Latino-Américains et Européens du Nord.
Langues : espagnol
Religion : catholicisme
Institutions politiques : régions espagnoles autonomes
Type de gouvernement : Monarchie Parlementaire
Roi : Juan Carlos 1er
Président du gouvernement : Mariano Rajoy
Principales activités : tourisme
Principaux partenaires : France, Allemagne, Italie
 
INFORMATIONS PRATIQUES
Poids et mesures : système métrique
Électricité : 220V, 50HZ
Indicatif téléphonique : + 34 / la couverture GSM est largement étendue et couvre quasi l’intégralité de l’archipel.
Heure locale : quand il est 12h à Paris il est 13h à Tenerife
Monnaie locale : Zone €uros
 
 
REPERES GEOGRAPHIQUES
Les îles Canaries sont une des dix-sept communautés autonomes espagnoles. Elles sont situées dans un archipel atlantique, à quelque 150 km au nord-ouest du Sahara occidental et à plus de 1 000 km du sud de l'Espagne. L'archipel fait partie de la Macaronésie, un ensemble géographique regroupant les îles volcaniques des Canaries, l'archipel de Madère incluant les îles Selvagens ("Sauvages"), l'archipel des Açores et les îles du Cap-Vert.
 
L'archipel comprend 7 îles principales réparties en trois groupes :
ð    à l'est : Lanzarote, Fuerteventura
ð    au centre : Ténérife, Grande Canarie, La Gomera
ð    à l’ouest : La Palma, El Hierro.
Il comprend également des des îles secondaires moyennes : La Graciosa (habitée), Alegranza, Los Lobos, Montaña Clara, Roque del Este, Roque del Oeste et des îlots et rochers.
 
Lanzarote, Fuerteventura et Grande Canarie forment la province de Las Palmas ; Tenerife, La Gomera, La Palma et El Hierro forment celle de Santa Cruz. Ces îles présentent des caractères géologiques et des configurations très différents :
·                    Lanzarote a un relief fortement marqué par un volcanisme récent et encore actif ;
·                    Fuerteventura est assez plate et surtout, très aride : elle est la plus proche du Sahara ;
·                    Grande Canarie est une île de forme arrondie avec un relief montagneux marqué par des paysages remarquables ;
·                    Tenerife est la plus grande île ; elle est dominée par un volcan actif situé en son centre, culminant à 3 718 mètres, le Teide, qui est le plus haut sommet d'Espagne ;
·                    Gomera, proche de Tenerife, est une petite île au relief très morcelé, avec des vallées sans communications faciles entre elles, à tel point que ses habitants ont inventé un extraordinaire langage sifflé, le silbo, pour communiquer ;
·                    La Palma est montagneuse, c'est la plus humide et la plus boisée des îles de l'archipel ;
·                    El Hierro est la plus petite, la plus lointaine et la moins connue.
·                    Les îles secondaires La Graciosa, Alegranza, Montaña Clara, Roque del Este et Roque del Oeste forment l'archipel de Chinijo.
 
La population est concentrée principalement dans les deux grandes îles de l'archipel : Tenerife et Grande Canarie.
 
Question Volcans :
Les volcans formant l'épine dorsale de l'archipel ont vu le jour au moment de la formation de la chaîne de l'Atlas en Afrique du Nord, il y a des millions d'années. Le volcan le plus élevé des Canaries, le Teide (3 718 m), à Tenerife, est aussi le plus haut sommet d'Espagne et le troisième du monde après ceux de Hawaii. Cette activité volcanique a donné au sol sa fertilité, mais les îles sont dépourvues de rivières et souffrent périodiquement du manque d'eau. Sur certaines îles, l'eau potable provient en grande partie d'usines de dessalement de l'eau de mer.
 
Climat :
Si Tenerife est appelée l’île de l’éternel printemps c’est grâce aux vents dominants (alisés) qui contribuent à un climat exceptionnel toute l’année. Le climat y est très doux et modéré quelle que soit la saison. Il n’existe pas de période de grand froid, ni de grosse chaleur. Les températures moyennent oscillent entre 17 et 18° en hiver et 28 et 30° en été. Attention ces températures sont données en bord de mer et selon l’altitude où vous trouverez lors votre randonnée, elles peuvent chuter…Ainsi en hiver, il est par exemple possible de se baigner le matin en bord de mer et de marcher dans la neige sur les flancs du Teide à 3000m ! ! !
 
 
Jan
Fev
Mars
Avr
Mai
Juin
Juill
Aout
Sept
Oct
Nov
Dec
Temp moy. Max. en °C
21
21
21
21
22
24
25
26
26
26
24
22
Temp moy. mini. en °C
15
14
15
16
16
18
19
21
21
19
18
16
Nbre d’heures de soleil/jour
6
7
7
8
10
11
11
11
8
7
6
6
Nbre de jours de pluie/mois
5
4
3
2
1
1
0
0
1
3
6
6
 
L’environnement :
En Espagne la protection de l’environnement est assurée par une loi nationale, mais celle-ci se heurte au système des communautés autonomes qui prévoit que le domaine de l’environnement, à l’exception notable des parcs nationaux, relève du pouvoir régional. Si dans certaines régions, la loi fédérale va au devant des politiques régionales, elle apparaît aux Canaries comme un instrument peu adapté et daté, mais incontournable étant donné l’absence de lois communautaires. En effet la Communauté autonome des Canaries mène en matière de protection de la nature une politique très stricte, voire restrictive, avec la création de rès nombreux espaces protégés et de nombreuses zones et activités interdites, ou spumises à des restrictions.
139 sites protégés selon des normes nationals couvrent 300 000ha, soit 40% des terres. Cette proportion varie de 56 % à el Hierro à 29% pour Fuerteventura. Ténérife présente à elle seules, 4 parcs nationaux sur les 8 que possède l’Espagne.
  • le parc national du Téide sur Ténérife (création 1954)
Ce parc est le plus grand et couvre l’intégralité de la caldera de las Canadas, à plus de 2000m d’altitude. Son intérêt est essentiellement géologique et botanique.
  • le parc national de la Caldeira de Taburiente sur La Palma (création 1954)
Ce parc se situe sur les crêtes d’un cirque érodé jusqu’au magnifique barranco de Las Angustias où descendent des pentes couvertes de pins canariens.
  • le parc national de Timanfaya sur Lanzarote (création 1954)
une seule petite partie se visite sur ces 5000ha protégés. Le reste est interdit d’accès, mais lors de randonnées en limite du parc vous pourrez pleinement profiter des paysages volcaniques, des cultures dans la lave et des salines.
  • le parc national de Garajonay sur la Gomera (création 1981)
ce parc couvre 4000ha de forêt d’un intérêt excetionnel : plus de 400 espèces végétales distinctes, dont 43 endémiques à l’île, 29 connues sur la zone protégée. Cette forêt fut également classé au patrimoine de mondial de l’UNESCO. Ce qu’on apprécie, ce sont des fougères et lauriers géants.
D’autres espaces protégés sont présents sur les autres îles, comme les 135 sites classées, les parcs naturels, les parcs ruraux, les réserves naturelles, les réserves de la Biosphères.
Brèf, vous l’aurez compris, aux Canaries, contrairement aux idées reçues, on se soucie de l’environnement, et l’espace naturel y est grand et protégé.
 
LA GOMERA
La Gomera est une des sept îles des Canaries. Celles-ci se situent près de la côte nord-ouest africaine, face à l'ancien Sahara Espagnol, et à quelques 1.350 km de la Péninsule Ibérique. On arrive sur l'île de La Gomera par mer, depuis le port de Los Cristianos qui se situe à l'ouest de l'île de Tenerife, et aussi depuis les ports de Santa Cruz de La Palma et de La Estaca, sur Hierro.
 
La Gomera est située à l'ouest de Tenerife, à quelques 28 km à son point le plus proche. Elle a une superficie de 369 km2, ce qui en fait l'île la plus petite de l'archipel après celle de Hierro. Son point culminant est l'Alto de Garajonay, avec une altitude de 1.487 m. C'est la seule île canarienne où aucune éruption volcanique n'a eu lieu durant les derniers deux millions d'années. C’est pour cette raison que l’on n'y trouve ni les cônes volcaniques ni les étendues de laves si fréquents dans le reste de l'archipel. En revanche, l'érosion a agi de façon continue, démantelant une partie de l'édifice insulaire.
 
Paysage de La Gomera :
Ainsi prédominent dans le paysage les formes érodées, les barrancos, les falaises marines, et les reliefs différenciés comme les "cheminées". La combinaison des traits géomorphologiques avec le climat donnent lieu à la présence de nombreux milieux écologiques, depuis les ambiances chaudes et sèches du sud, à celles humides et fraîches des sommets et des altitudes moyennes.
 
Les barrancos sont aussi les lieux de peuplement et de cultures, qui vu le manque de terre, s'échelonnent le long des pentes les plus abruptes, formant un paysage spectaculaire de gradins et de mini-exploitations agricoles. Dans ces ambiances fermées, la présence de sources et les conditions thermiques favorables, a donné lieu à la création d'authentiques oasis de palmeraies, cultivées par l'homme, et de quelques espèces de plantes tropicales, comme celles du barranco de San Sebastian…
 
Le climat de La Gomera présente des caractéristiques similaires à celui des autres îles montagneuses de l'archipel canarien, malgré sa petite superficie. Le climat tempéré subtropical lié aux alizés, correspond à la position géographique des Canaries, et subit d'importantes modifications locales dues à l'orographie, l'altitude et l'orientation dans le cas de La Gomera. Ceci donne lieu d’une part à un échelonnement climatique, qui se retrouve sur la végétation et influence les zones de peuplement, et d’autre part à la présence de nombreux micro-climats, spécialement dans les barrancos.
 
Culture :
Le silbo parlé à la Gomera est une des rares langues sifflées au monde. Inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2009, elle est encore parlée par une partie de la population et est enseignée dans les écoles et dans certains lieux publics, comme le stade d'Agulo, ce qui la préserve d'une disparition. Elle a été inventée par les Guanches, premiers habitants de l'île, pour permettre une meilleure communication d'une vallée à l'autre lorsqu'il n'y avait pas de moyens de communication efficaces. Sa portée est estimée à environ cinq kilomètres.
 
La flore
La flore de La Gomera comprend des espèces de toutes les régions du globe et un pourcentage important de plantes indigènes.
Les bouleversements climatiques de la fin de l'ère tertiaire et du début du quaternaire (première période glaciaire : assèchement du Sahara) ont refoulé la flore subtropicale hors de son espace d'origine, alors qu'elle a pu subsister à La Gomera, entre autres. L'exemple le plus spectaculaire en est la laurisilva, vestige de l'époque tertiaire, unique au monde.
La flore varie en fonction de l'altitude et de l'influence des alizés. La Gomera compte quatre types de végétation différents :
 
La Laurisilva :
Ces arbres, toujours verts, gardent leurs feuilles toute l'année, et s'accommodent d'un climat chaud et tempéré. La Laurisilva pousse à des altitudes supérieures à 600 m. Le sous-bois de la Laurisilva est toujours extrêmement propre. En effet, les feuilles des arbres, tombées, ne pourrissent pas et jonchent le sol comme un immense tapis, empêchant ainsi toutes autres espèces de proliférer. Lorsqu'elle est envahie de lichen, comme c'est le cas dans certains endroits du Garajonay, dans le "bois des sorcières", la laurisilva forme une forêt pleine de mystères et de brume...
 
Le Fayal-Brezal :
La formation dite Fayal-Brezal se situe à des altitudes inférieures à 700 m, souvent autour, voire mélangée à la laurisilva. "Faya" vient du nom de l'arbre le plus abondant, le Myrica Faya et "brezo" bruyère, en espagnol. Il s'agit d'une lande d'arbustes de 2m à 6m de haut. Parmi les espèces du Fayal-Brezal on trouve : la bruyère (Erica arborea), pouvant atteindre jusqu'à 15 m de haut…
 
La Pinède :
Parmi les arbres à feuillage persistant pousse le pin canarien, à des altitudes supérieures à 1000 m. Toutefois on ne le trouve que très peu. Ce n'est pas une espèce endémique à La Gomera. Il a été introduit dans les années 50.
 
La zone du Xerofitica :
Cette végétation est celle qui borde les côtes et que l'on peut trouver jusqu'à 700 m d'altitude. Font partie de ce type de végétation les espèces comme l'Aeonium
(Verode, bejeque et bea) ou l'Euphorbia (Tabaibas, cardones, higuerillas de Berthelot), du nom du médecin de Juba II, Euphorbio. On trouve aussi des "Sabinas" (Juniperus Phoenicea), arbres au bois très dur, de moins en moins nombreux car utilisés dans la construction de bateaux. Et enfin, on ne saurait oublier le Palmier-dattier des Canaries (Phoenix canariensis), qui, avec sa couronne de feuillage longue et touffue, marque le paysage, surtout sur les hautes terrasses de Valle Gran Rey et du Nord de l'île.
 
La faune
Elle est nettement moins variée que la flore. Le lapin, le hérisson et la chauve-souris exceptés, il n'existe pas de mammifères à l'état sauvage sur l'île de la Gomera. En revanche les lézards abondent, ainsi que les "gecos".
Le monde ornithologique est riche et varié : merles, mésanges bleues, corbeaux, pinsons, fauvettes, pics, pigeons et mouettes (surtout les mouettes rieuses), ainsi que le canari jaune (Serinus canarius). Les deux colombes liées à la laurisilva sont très représentatives. Elles sont endémiques.
Les eaux de La Gomera sont poissonneuses. La murène, les calamars, le poulpe, le cazón, le chuco font le bonheur des pêcheurs, les dauphins et les baleines celui des passagers des bateaux.
 
 
Repères Culturels de l’archipel :
Histoire :
Géologiquement parlant, ces îles sont jeunes puisqu'on estime qu'elles ont 30 millions d'années. La datation au carbone fait remonter les premiers peuplements à 200 av. J.-C., mais il est possible qu'elles aient été habitées avant. L'origine des premiers habitants, qui se donnent le nom de Guanches, demeure l'objet de spéculations. On parle d'émigrants celtiques ou nordiques. Mais il est probable que les Berbères, venus de l'Afrique voisine, aient été les premiers à s'installer.
Au Moyen Age, différentes tribus, souvent ennemies, se partagent les îles. La seule île de Tenerife ne compte pas moins de neuf (minuscules) royaumes. Les Guanches vivent en majorité dans des grottes ; ils pratiquent l’agriculture, la chasse et la cueillette. Le capitaine génois Lancerotto Malocello débarque vers la fin du XIIIe siècle sur l'île qui porte aujourd'hui son nom (Lanzarote). Aventuriers utopistes, à la recherche du légendaire Río de Oro (fleuve d'or) censé couler à la latitude des Canaries, missionnaires et marchands d'esclaves passent ou s'y installent. Mais ces îles ne font leur apparition sur la carte qu'après le passage d'une mission italo-portugaise en 1341.
En 1402, le Normand Jean de Béthencourt s'établit aux Canaries. Fort du soutien de l'Espagne, il entreprend de les conquérir. Un siècle de colonialisme honteux s'ensuit, marqué par les massacres et l'asservissement de nombreux Guanches. Le traité d'Alcáçovas, en 1479, fait des Canaries une possession de l'Espagne.
Défiant l'Espagne, les premières troupes marocaines occupent Lanzarote en 1569 et 1586. Sir Francis Drake fait donner de la canonnière devant Las Palmas en 1595. La ville est détruite par une flotte hollandaise en 1599. Sous la conduite de l'amiral Robert Blake, les Anglais finissent par battre les Espagnols à Tenerife. Mais ces derniers résistent et, en 1821, les Canaries deviennent une province espagnole. Santa Cruz de Tenerife est choisie comme capitale.
La culture de la canne à sucre, de la vigne, de la banane, l'élevage de la cochenille, qui fournit le carmin, connaissent des fortunes diverses. Le blocus maritime imposé par la Grande-Bretagne pendant la Première Guerre mondiale porte un coup fatal au commerce de la banane. Les Canariens partent en masse pour l'Amérique latine à la recherche d'une vie meilleure.
En 1936, la guerre civile éclate en Espagne. Pour l'empêcher de mener à bien son projet de coup d'état, la République espagnole envoie le général Franco aux îles Canaries ; celui-ci s'en empare. Les nationalistes franquistes arrêtent tous les sympathisants canariens de la cause républicaine.
Après la Deuxième Guerre mondiale, la misère pousse à nouveau des milliers de Canariens à fuir, cette fois clandestinement et à destination principalement du Venezuela. Au début des années 1960, le général Franco décide d'ouvrir grand la porte au tourisme. Le miracle économique s'accompagne de transformations, moins heureuses, de la physionomie des Canaries. Des millions de touristes « adorateurs du soleil » s'y rendent chaque année (mais reste finalement concentré sur une petite zone géographie…).
 
Les îles Canaries sont une comunidad autónoma (région autonome) depuis 1982, et la Coalición Canaria a joué un rôle important dans la victoire du Partido Popular, parti de droite, aux élections de 1996.
 
Langue
L'espagnol, ou plus exactement le castillan, est la langue officielle des îles Canaries, et les seuls termes guanches qui subsistent sont des noms de lieux.
 
Religion
On connaît mal le système de croyance complexe qui était celui des Guanches avant l'arrivée des Espagnols. L'un des premiers soucis des conquistadores fut de convertir les Guanches au catholicisme. Si les Canariens ne débordent pas de ferveur religieuse, l'église n'en joue pas moins un rôle social important dans l'archipel.
 
Art :
Symbole de l'héritage musical des Canariens, le timple est un instrument qui peut rappeler l'ukulele polynésien. Il est possible que le timple ait été introduit dans les îles par les esclaves berbères que les envahisseurs normands firent venir pour travailler la terre au XVe siècle. Le timple a pas mal voyagé et il a aujourd'hui sa place dans le répertoire musical de Cuba et d'autres pays d'Amérique latine. Lors des traditionnelles fiestas canariennes, il accompagne la danse, que ce soient l'isa, la folía, ou, si vous avez de la chance, la tajaraste, seule danse, dit-on, qui provient des Guanches.
De nombreuses cuevas (grottes), éparpillées dans les îles, sont ornées de peintures rupestres réalisées par les Guanches aux XIIIe et XIVe siècles (Barranco de Balos, Agaete, Gáldar, Belmaco, Zarza et El Julán, par exemple). Les représentations humaines et animales prédominent. La conquête espagnole ne favorisa pas l'essor artistique. Le premier grand peintre canarien, Gaspar de Quevedo, originaire de Tenerife, apparut au XVIIe siècle. Valentín Sanz Carta fut le premier artiste à peindre son pays, au XIXe siècle. Au début du siècle suivant, Manuel González Méndez (1843-1909) fut le chef de file de l'impressionnisme dans l'archipel. Tous les grands courants artistiques européens touchèrent les Canaries.
Parmi les peintres abstraits, César Manrique (1919-1992) fut mondialement reconnu. Ses œuvres pleines d'imagination et les efforts qu'il déploya pour sauver la culture canarienne face au bulldozer du tourisme de masse lui ont valu l'estime de tous ses compatriotes.
On ne connaît pas de textes écrits provenant des Guanches, mais l'historien italien Leonardo Torriani a traduit leurs ballades populaires. Benito Pérez Galdós (1843-1920), qui grandit à La Palmas et s'installa à Madrid en 1862, est considéré par certains comme le plus grand romancier espagnol depuis Cervantes. L'un des plus grands écrivains canariens du XXe siècle, Isaac de Vega, est notamment l'auteur de Fetasa, un essai bouleversant sur l'aliénation et la solitude.
 
Gastronomie :
Fortement influencée par l'Espagne, la cuisine canarienne n'en possède pas moins son originalité. La spécialité que vous verrez le plus souvent sur votre table est le mojo, une sauce plus ou moins épicée, aux nombreuses variantes s’accommodant avec beaucoup de plats, des cuisses de poulet au gofio (mélange de blé, de maïs ou d'orge cuit au four, qui remplace le pain), en passant par les papas arrugadas, de petites pommes de terre nouvelles cuites en robe des champs. La pomme de terre fut introduite aux Canaries au XVIIe siècle en provenance du Pérou et les connaisseurs en distinguent jusqu'à 23 variétés différentes. Parmi les nombreuses soupes, le potaje de berros (potage de cresson) et le rancho canario (bouillon avec des nouilles, de la viande et des pommes de terre) sont les plus typiques. Le conejo en salmorejo (lapin mariné dans du vinaigre, de l'huile d'olive et de l'avocat) passe aujourd'hui pour un pilier de la cuisine canarienne, mais c'est en fait une spécialité venue d'Aragon. Modeste, la viticulture locale réserve parfois d'agréables surprises, surtout parmi les crus de Tenerife. Le vin le plus courant, le malvasía, vient de Madère. Il est généralement doux.
 
 
Repères diplomatiques
La sécurité
L’Espagne est un pays sûr ; quelques problèmes de vols à la tire et de petits cambriolages dont il faut se méfier principalement dans les villes.
Vous pouvez vous informer sur le site internet http://www.diplomatie.fr, « Conseils aux voyageurs », choisir le pays puis la rubrique « Sécurité ».
 
Les formalités :
Passeport ou carte d'identité en cours de validité.
 
*NB : Pour les enfants mineurs :
Chaque enfant mineur français doit posséder sa propre pièce d’identité.
La CNI suffit pour voyager dans l'UE. Cependant, le ou les parents doivent pouvoir justifier qu'ils disposent de l'autorité parentale (selon les cas, acte de naissance, livret de famille, déclaration conjointe des parents ou copie de la décision de justice relative à l'autorité parentale), et ce même si l'enfant porte le même nom.
Si l'enfant ne voyage pas avec l'un de ses parents, l'accompagnant doit être muni d'une autorisation de sortie du territoire.
Si l’enfant possède son propre passeport, il peut voyager sans autorisation de sortie du territoire dans l’UE, comme à l’étranger.
L’exigence du passeport pour certaines destinations est valable pour les adultes comme pour les mineurs.
 
De manière générale, les informations transmises ne s’appliquent que pour les ressortissants français. Nous vous invitons à les contrôler sur le site du MAE, dans la rubrique conseils aux voyageurs.
Demander la « carte européenne d’assurance maladie » (ou certificat provisoire), délivrée par votre caisse de sécurité sociale (France) ou Mutuelle (Belgique) pour être pris en charge en cas de consultation médicale ou autre. Cette carte est valable pour tous les pays de la CE. Pour les étrangers, veuillez consulter le consulat d’Espagne de votre pays.
 
Comment se comporter
Us et coutumes :
- Les Canariens vivent à la méditerranéenne : le matin commence tard, une longue pause est ménagée entre 14 et 17h pour le déjeuner, la sieste et des retrouvailles familiales ; le travail reprend ensuite quelques heures, suivi du dîner, et la vie sociale se prolonge tard dans la soirée. Brèf, n’attendez pas un petit-déjeuner trop tôt le matin…
- Horaires d’ouverture des commerces : de 9H à 14H, et de 15H à 17H pour les petites commerces et les grands supermarchés peuvent ouvrir plus tard jusqu’à 21H.
Boissons / eau en bouteille : l’eau courante est potable, vous pouvez vous passer de l’eau minérale. Si votre choix était néanmoins celui d’eau en bouteille, merci de penser au recyclage des bouteilles. Le tri sélectif est mis en place aux Canaries comme en France.
Souvenirs : Privilégiez l’achat d’artisanat fabriqué localement afin de soutenir le savoir faire local.
 
Pensez à la préservation du patrimoine naturel et culturel : on ne repart pas avec des fleurs, coquillage, pierres, antiquités…
Pourboires : Le pourboire est laissé à votre appréciation car les notes de restaurant incluent obligatoirement le service. Si vous en êtes satisfait, un pourboire de 5% suffira largement.
Petit lexique :
Bonjour : ¡ Hola !
Au revoir : ¡ Adios !
S'il vous plaît : Por favor
Excusez-moi : Perdón / Perdone
Comment allez-vous ? : ¿ Cómo está ?
Très bien, merci : Estoy bien, gracias
Combien coûte... ? : ¿ Cuánto cuesta... ?
Vous trouverez également dans votre carnet de voyage, des documents « la charte éthique du voyageur » et le « blabla du randonneur », qui vous donneront des pistes pour ne laisser (et encore !) que l’empreinte de vos pas, avoir une attitude « responsable et solidaire ».
 
Source : wikipédia, lonely planet, le petit futé, …
 
 

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Vols charters au départ de Paris ou de province, ou réguliers via Madrid.
Attention, ces vols peuvent être dans la nuit du samedi au dimanche que se soit a l'aller comme au retour. Dans certains cas le vol retour pourra arriver le Dimanche matin en France.

Généralement en vol charter direct France - Tenerife / Arecife ou Las Palmas de Gran Canaria en fonction de votre île de destination, ou exceptionnellement des vols réguliers via Madrid.

Passeport ou une carte national d'identité en cours de validité.
 

ATTENTION : l'autorisation de sortie du territoire est obligatoire pour tout mineur voyageant sans ses deux parents

A compter du 15/01/17, tout mineur qui voyage à l'étranger sans être accompagné de ses parents devra être muni de sa pièce d'identité en cours de validité (carte d'identité ou passeport selon la destination), d'un formulaire signé par l'un des parents titulaire de l'autorité parentale (autorisation de sortie du territoire), de la photocopie de la pièce d'identité du parent signataire.
Pour plus d'informations nous vous invitons à vous rapprocher de votre mairie.

 

INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES Si vous voyagez avec des enfants, chaque enfant mineur doit posséder sa propre pièce d'identité (passeport ou carte d'identité en cours de validité).
L'autorisation de sortie du territoire n'existe plus depuis janvier 2013 pour les mineurs voyageant avec leurs parents.

Par contre si l'enfant est accompagné d'un parent dont le nom est différent, ce dernier doit pourvoir justifier du lien de parenté (livret de famille).

De manière générale, les informations transmises ne s'appliquent que pour les ressortissants français. Nous vous invitons à les contrôler sur le site du MAE, dans la rubrique conseils aux voyageurs.

Marcheurs sportifs
Niveau 3 sur une échelle de 5.
Randonnée de 3 à 6 heures de marche avec un dénivelé moyen de 800m, sans difficulté technique.
 

En hôtels simples, pensions familiales ou appartements. Toutes les nuits sont en chambre double avec salle de bains privée.
 

Vous portez uniquement vos affaires de la journée.
Les bagages sont acheminés d’un hébergement à l’autre.

Limitez le poids de votre bagage : votre sac de voyage doit pouvoir contenir l'ensemble de vos affaires, et ne pas dépasser environ 15 Kg.

 

De 5 à 15 personnes
 

Par un accompagnateur français ou francophone vivant aux Canaries.
 

 (À adapter selon les saisons)

- 1 sac de voyage ou un grand sac à dos pour les affaires de la semaine.

- 1 petit sac à dos (30 à 40 l) pour les af­faires de la journée

- 1 paire de chaussures de randonnée ayant déjà servi

- 1 paire de chaussures d’eau (sandales) (si vous désirez vous baigner !)

- 1 maillot de bain pour éventuelles baignades+serviette (masque, tuba)

- 1 pantalon de marche ample (toile ou jogging : évitez les jeans)

- des gants et un bonnet en cas de temps un peu frais

- 1 bon pull en laine ou fourrure polaire

- 1 coupe-vent ou une veste type Gore-tex

- 1 cape de pluie (poncho)

- 3 ou 4 paires de chaussettes de laine (pas trop grosses)

- 1 short

- 1 paire de gants fins (on s’en sert rarement, mais il vaut mieux les avoir !)

- lunettes de soleil, crème solaire et protection des lèvres

- 1 chapeau , 1  bonnet (selon la saison), une paire de gants fins

- 1 gourde alu 1 litre

- 1 boite hermétique type tupperware, couteau pliable (à mettre en soute) et des couverts

- 1 lampe frontale avec ampoule et piles de rechanges

- 1 petite pharmacie personnelle : gaze, élastoplast, aspirine, protection des ampoules, etc.

- du papier hygiénique + briquet

- votre appareil photo et pellicule

 

 

N'oubliez pas votre bonne humeur, ni votre curiosité

 

 

Départs en Janvier et Février,

Malgré des températures généralement clémentes, durant ces mois, il peut faire plus frais ; particulièrement le soir. Nous vous conseillons donc de vous munir d’affaires un peu plus chaudes, ou d’une « épaisseur » supplémentaire.

 

Avertissement : Lors de l’enregistrement à l’aéroport pensez à mettre en bagage soute votre couteau de poche et tout objet tranchant ou piquant, sinon il vous sera confisqué à
 

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DATES ET PRIX

Du Samedi au Samedi

Prix par personne

de Paris

                                      

Prix par personne

de Province

Du 20 au 27 janvier 2018

1325 €

1395 €

Du 10 au 17 février 2018

1395 €

1465 €

Du 24 février au 03 mars 2018

1395 €

1465 €

Du 03 au 10 mars 2018

1395 €

1465 €

Du 07 au 14 avril 2018

1525 €

1595 €

Du 12 au 19 mai 2018

1575 €

1645 €

Du 02 au 09 juin 2018

1395 €

1465 €

Du 23 au 30 juin 2018

1395 €

1465 €

Du 14 au 21 juillet 2018

1475 €

1545 €

Du 04 au 11 août 2018

1575 €

1645 €

Du 25 août au 01 septembre 2018

1475 €

1545 €

Du 15 au 22 septembre 2018

1325 €

1395 €

Du 06 au 13 octobre 2018

1325 €

1395 €

Du 27 oct au 03 novembre 2018

1525 €

1395 €

Du 17 au 24 novembre 2018

1325 €

1395 €

Du 08 au 15 décembre 2018

1325 €

1395 €

Du 19 au 26 janvier 2019

1325 €

1395 €

Du 09 au 16 février 2019

1395 €

1465 €

Du 23 février au 02 mars 2019

1395 €

1465 €

Du 02 au 09 mars 2019

1295 €

1365 €

Du 23 au 30 mars 2019

1325 €

1395 €

Du 20 au 27 avril 2018

1475 €

1545 €

Du 11 au 18 mai 2018

1475 €

1545 €

 

Supplément chambre individuelle du 01/01 au 31/05/2018 : 225 €

 

 

 

LE PRIX COMPREND

- l'organisation et l'encadrement
- le vol Paris - Tenerife - Paris (sur vol charter généralement)
- l'hébergement en hôtels simples, pensions familiales ou appartements, base chambre double
- les repas (hors jour 1 et 8)
- les transferts mentionnés au programme (sauf aeroport hôtel aeroport le premier et dernier jour)
 

LE PRIX NE COMPREND PAS

- les boissons et dépenses personnelles
- les éventuels suppléments liés à un changement de vol et/ou de classe tarifaire
- les éventuelles taxes d’aéroport et hausses de carburant
- le supplément chambre individuelle
- les transferts aéroport-hôtel le premier et dernier jour
- les repas des jours 1 et 8
- l'assurance annulation - assistance - rapatriement interruption de séjour 3.9%
 
 
Dans la mesure du possible et selon les disponibilités des compagnies aériennes, nous prévoyons une arrivée et un départ de l'aéroport Tenerife Sud.
Pour les repas à votre charge, prévoyez en moyenne : 10 à 15€/repas. Vos boissons ne sont pas comprises, prévoyez donc un budget à cet effet. Les prix sont généralement un peu moins chers qu'en France.
 
Pour les transferts aller/retour entre l'aéroport et et votre hébergement à Tenerife, selon l'aéroport d'arrivée et de départ, prévoir pour les taxis :
• de l'aéroport Tenerife Sud à San Isidro (Hôtel Aeropuerto Sur) : 10€/transfert (pour 1 à 4 personnes)
• de l'aéroport Tenerife Sud à Playa San Juan : 35€/transfert (pour 1 à 4 personnes)
• de l'aéroport Tenerife Nord à San Isidro (Hôtel Aeropuerto Sur) : 80€/transfert (pour 1 à 4
personnes)
• de l'aéroport Tenerife Nord à Playa San Juan : 100€/transfert (pour 1 à 4 personnes)

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Itinérant en boucleA partir de : 4795 €Durée : 14 jours
Disponibilités du séjour
Du 06/10/2018 au 13/10/2018
1325,00 € (Fermé)
Du 27/10/2018 au 03/11/2018
1595,00 € (Fermé)
Du 17/11/2018 au 24/11/2018
1295,00 € (Fermé)
Du 08/12/2018 au 15/12/2018
1325,00 € (Fermé)
Du 15/12/2018 au 22/12/2018
1295,00 € (Fermé)
Du 12/01/2019 au 19/01/2019
1295,00 € (Fermé)
Du 19/01/2019 au 26/01/2019
1325,00 € (En cours)
Du 09/02/2019 au 16/02/2019
1495,00 € (En cours)
Du 23/02/2019 au 02/03/2019
1395,00 € (En cours)
Du 02/03/2019 au 09/03/2019
1465,00 € (En cours)
Du 23/03/2019 au 30/03/2019
1325,00 € (En cours)
Du 06/04/2019 au 13/04/2019
1465,00 € (En cours)
Du 20/04/2019 au 27/04/2019
1475,00 € (En cours)
Du 11/05/2019 au 18/05/2019
1465,00 € (En cours)
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