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Ardèche en Liberté

Séjour rando à pied - France Massif Central - Liberté

Code voyage : RLAMM
En bref
Aux confins du Massif Central, du Mont Mézenc aux sources de la Loire, nous vous proposons cette randonnée itinérante insolite dans une nature intacte, à la flore étonnamment riche et variée, dans un pays où l’homme a su, depuis des siècles, perpétrer des traditions gastronomiques dont les saveurs s’inviteront, le soir venu dans votre assiette pour votre plus grand plaisir.

Vous découvrirez le Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche. Ces Monts sont d'anciens volcans et sont appelés "sucs".

Rando à pied

Itinérant
Prix (à partir de) :
610 €
Durée :
8 jours
Mode :
Liberté
Prochain départ :
Séjour en liberté
NIVEAU PHYSIQUE
CONFORT

Séjour réalisable en :

janv fev mar avr mai juin juil aout sept oct nov dec

Du Mont Mézenc aux sources de la Loire, nous vous proposons une itinérance insolite dans une nature intacte, à la flore étonnamment riche et variée, dans un pays où l’homme a su, depuis des siècles, perpétrer des traditions gastronomiques dont les saveurs s’inviteront, le soir venu dans votre assiette pour votre plus grand plaisir.

 

Vous découvrirez le Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche. Ces Monts sont d'anciens volcans et sont appelés "sucs". Vous passerez au pied du point culminant de l'Ardèche, le Mont Mézenc (1753 m), irez voir les sources de la Loire, au pied du Mont Gerbier-de-Jonc, plongerez dans un des lacs volcaniques les plus profonds d'Europe, le Lac d'Issarlès, profiterez de l'hospitalité des Padgels (les "gens d'en haut" en patois). Vous observerez les fermes typiques d'Ardèche avec leurs toits de genêts (couverture la plus ancienne et la plus économique à l'époque) ou de lauze (phonolithe, pierre volcanique qui "sonne", dont l'ancienne carrière est le Suc de la Lauzière !).

 

Un très réputé festival de Cuivres a lieu au Monastier (sur le parcours) la première semaine d'août. Si vous souhaitez randonner à ces dates, réservez le plus tôt possible car tous les hébergements aux alentours sont pris d'assaut.

Une question sur ce séjour ?

Programme

Jour 01 : Sainte Eulalie

Accueil à partir de 17h00 au village de Sainte Eulalie, premier village traversée par la Loire.

Jour 02 : Ste Eulalie-St Cirgues en Montagne

Randonnée de Sainte Eulalie à Saint Cirgues en Montagne
Départ de la randonnée du village de Sainte Eulalie. Vous traversez rapidement la Loire qui n’est encore qu’une petite rivière avant de rejoindre le village de Sagnes et Goudoulet. Là, votre randonnée continue sur le GR7 qui traverse les Monts d’Ardèche. Vous suivez la ligne de crêtes avec de magnifiques panoramas sur la montagne ardéchoise et les vallées ardéchoises.
Puis, vous traversez un des plus grand cratères de volcan d’Europe de type maar : la Vestide du Pal.
Et c’est par une belle piste forestière que vous descendez sur le village de Saint Cirgue en Montagne.
Dénivelée : + 450 m ; - 620 m              Horaire : 6h15                        Distance : 22 km

Jour 03 : St Cirgues en Montagne-Lanarce

Randonnée de Saint Cirgues en Montagne à Lanarce
Du village, vous suivez le sentier de randonnée qui monte au Serre de Pièfaud à travers bois.
Puis, vous marchez jusqu’au village de Mazan l’Abbaye dont vous pouvez visiter les vestiges de l’abbaye cistercienne datant du 12e siècle.
Ensuite, c’est par la forêt domaniale qui appartenait aux Moines, que vous arrivez au village de Lanarce, réputé pour ses salaisons et pour l’Auberge de Peyrebeille dite l’Auberge Rouge qui se trouve sur sa commune.
Dénivelée : + 560 m ; - 430 m                      Horaire : 5h45                 Distance : 19 km

Jour 04 : Lanarce-La Théoule

Randonnée de Lanarce à La Théoule
De Lanarce, vous montez vers le village d’Issanlas. Entre bois et pâturages, vous passez plusieurs fermes et hameaux isolés à l’architecture typique de la montagne.
De Montlaur, la randonnée descend vers le lac de Coucouron, un des plus grands bourgs de la Montagne Ardéchoise avec 800 habitants.
Vous parcourez le village par ses anciennes rues puis une belle piste vous fait passer sous le Plot de la Laounne.
Vous traversez le bois des Faysses avant d’arriver au hameau de la Théoule et de ses belles maisons en pierres.
Dénivelée : + 500 m ; - 510 m                      Horaire : 5h00               Distance : 20km

Jour 05 : La Théoule-Le Béage

De la Théoule vous descendez par un chemin pour aller traverser la rivière de la Langougnole. Là, un vieux et magnifique pont de pierre vous permettra d’enjamber le cours d’eau.
Au hameau du Pièbre, vous pourrez découvrir une chèvrerie avant d’arriver à La Chapelle Graillouse.
De la Chapelle Graillouse, vous rejoignez le GR3 qui relie le Mont Gerbier de Jonc et les Sources de la Loire à l’Océan Atlantique. Vous traversez la Loire au pont de la Borie avant de monter vers le lac d’Issarlès. Le lac d’Issarlès a la particularité d’occuper l’ancien cratère d’un volcan et se trouve être, avec ses 138 mètres de fond, l’un des plus profonds lacs de France.
L’itinéraire de la randonnée passe par le col du Gage avant de redescendre vers le barrage du Moulin de Peyron.
Vous faites le tour de cette retenue, puis par un joli sentier le long du Gage, vous remontez vers le sommet du Suc de Cherchemuse et son beau point de vue sur le lac d’Issarlès. Vous finissez cette étape au village du Béage.
Dénivelée : + 645 m ; - 540 m                      Horaire : 6h00                 Distance : 23 km
 

Jour 06 : Béage-Les Estables

Randonnée du Béage aux Estables
Vous descendez traverser la rivière de la Veyradeyre pour remonter au col du Chabanis. Puis, la randonnée passe par plusieurs petits vallons comme celui de l’Orcival ou de la Collance avant d’arriver au village de Freycenet La Cuche. Vous faites le tour du Rocher Tourte et de sa réserve naturelle puis de celui du Suc de Réchausseyre. En sortant du bois de Ravanel, le Mont Mézenc est ses 1753 mètres d’altitude se dresse devant vous. A son pied, le village des Estables se targue d’être le plus haut village du Massif Central.
Dénivelée : + 720 m ; - 620 m                      Horaire : 6h15              Distance : 22 km

Jour 07 : Les Estables-Ste Eulalie

Randonnée des Estables à Sainte Eulalie
Du village, vous accédez facilement et rapidement au sommet du Mont Mézenc et à un panorama exceptionnel sur l’intégralité du parcours de votre randonnée. Puis, vous descendez vers le Cirque des Boutières, un autre joyau de la nature où les marmottes ont élu domicile. Vous passez le col de la Clède qui marque la limite entre les hauts plateaux de la Montagne Ardéchoise et les vallées plus encaissées.
Le sentier de randonnées chemine sur de larges crêtes, pour vous conduire directement au pied de l’incontournable Mont Gerbier de Jonc et ses Sources de la Loire.
Vous marchez ensuite à travers le bassin des sources de la Loire pour faire le tour d’une autre montagne à la forme tout aussi atypique que celle du Mont Gerbier de Jonc, Les Coux.
Et vous finissez cette belle semaine de randonnées en posant vos pas sur l’unique passerelle qui enjambe la Loire avant de remonter à Sainte Eulalie.
Dénivelée : + 730 m ; - 850 m                      Horaire : 6h30           Distance : 22.5 km

Jour 08 :

Fin de séjour après le petit-déjeuner.

Ce programme est donné à titre indicatif, il est susceptible de modification en fonction de la disponibilité des hébergements.
 

NUMEROS UTILES
- Office de tourisme des Estables : 04 71 08 31 08
- Office de tourisme du Monastier sur Gazeille : 04 71 08 37 76
 
 
Vous découvrirez le Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche. Ces Monts sont d'anciens volcans et sont appelés "sucs". Vous passerez au pied du point culminant de l'Ardèche, le Mont Mézenc (1753 m), irez voir les sources de la Loire, au pied du Mont Gerbier-de-Jonc, plongerez dans un des lacs volcaniques les plus profonds d'Europe, le Lac d'Issarlès, profiterez de l'hospitalité des Padgels (les "gens d'en haut" en patois). Vous observerez les fermes typiques d'Ardèche avec leurs toits de genêts (couverture la plus ancienne et la plus économique à l'époque) ou de lauze (phonolithe, pierre volcanique qui "sonne", dont l'ancienne carrière est le Suc de la Lauzière !).
 
Un très réputé festival de Cuivres a lieu au Monastier (sur le parcours) la première semaine d'août. Si vous souhaitez randonner à ces dates, réservez le plus tôt possible car tous les hébergements aux alentours sont pris d'assaut.
 
Sainte-Eulalie :
Eulalie fut une vierge martyre, mise à mort sous Maximien au IVème siècle. Avant 1790, le village se nommait se nommait Sainte-Aulaye et dépendait du diocèse de Viviers. C'est le village le plus proche du Gerbier-de-Jonc (1551 m).
La commune portait les toponymes révolutionnaires de "Sources-de-Loire" et de "Le-Bleynet".
Prenez le temps d’observer la gargouille miraculeuse sculptée sur la façade de l’église !
La ferme classée de Clastres au toit de genêts et de lauzes au cœur du village témoigne de l’architecture traditionnelle locale. L’association Liger, propriétaire de la ferme, a ouvert un jardin ethnobotanique à proximité : l’Hort de Clastres.
Et si vous en avez l’envie et le temps, descendez à droite du monument aux morts : une jolie calade bordée de superbes maisons aux toits de lauzes vous mènera à la Loire que vous pourrez traverser. Si vous remontez un peu la colline, vous aurez un très bel angle pour photographier le village.
 
L’abbaye de Mazan :
Mazan fut la première abbaye cistercienne installée en Vivarais. Ancien monastère, la fondation et l'histoire de Mazan remontent à 1119. Les moines cisterciens de Bonnevaux - en Dauphiné - s’installent au Mas d'Adam et apprennent aux premiers moines comment vivre dans cette région de montagne.
L'ordre cistercien a été fondé en 1075 par le moine Robert dans un vallon de la Forêt Bourguignonne (Molesmes puis Cistels). On sait que Saint-Bernard n'est pas le fondateur de l'ordre cistercien, mais il en est certainement le personnage le plus représentatif, dont le charisme a été pour beaucoup dans le développement considérable qu'a connu Cîteaux.
 
La prospérité dura deux siècles. Aux XIVème et XVème siècles, les "routiers" rançonnent et pillent la région. La chartreuse de Bonnefoy est dévastée de même que les abbayes de Mazan et des Chambons. Reconstruite, victime des guerres de religion, puis abandonnée au XVIIIème, à la Révolution l'abbaye n'abrite plus que cinq ou six moines qui y vivent misérablement.
Les bâtiments ont malgré tout bien résisté au temps jusqu'à la fin du XIXème siècle où elle fut détruite et pillée. En 1843, les matériaux sont utilisés pour construire une église paroissiale moins vaste et moins humide (à l'emplacement de la boulangerie du monastère). Ensuite les habitants du village se servirent pour leurs constructions personnelles, puis en 1905 on dynamita la voûte pour des raisons de sécurité !
Le domaine de Mas d'Adam donna le toponyme Mazan. La commune a été renommée Mazan l'Abbaye le 29 mai 1954.
 
La source de la Loire : "La Loire prend sa source au pied du Mont Gerbier-de-Jonc"
En réalité, les Sources de la Loire sont au nombre de trois et sont toutes situées au pied du Mont Gerbier de Jonc. La présence de ces trois sources est due au fait que sous le Mont Gerbier se trouve une nappe phréatique (du grec "Phréas": puit), et l´eau sort ainsi de terre en plusieurs endroits. Elles se rejoignent pour former La Loire, qui descend la vallée située au sud du Mont Gerbier en traversant le charmant petit village de Sainte Eulalie.
 
Il y a 3 Sources de la Loire :
La Source Géographique qui coule dans un bac en pierre à l´intérieur d´une vieille grange parfaitement rénovée en toit de Lauze.
La Source Authentique qui est un monument ancien érigé en 1938 par le Touring Club de France, Symbole de la Source de la Loire.
La Source Véritable, source officielle indiquée sur le plan cadastral n° 87. Elle coule dans un environnement naturel et sort de terre dans un pré, sous une lauze qui porte l´inscription "ici commence ma longue course vers l´Océan ...", avec un bassin en contrebas où l´on peut admirer des truites "Fariot", symbole de la bonne qualité de l´eau.
Mais quelle est la vraie Source ? La plus distante de l´Océan, la plus élevée ou la plus abondante ??? ...
 
Visite de la ferme Philip :
La ferme Philip où Léon, un des derniers piqueurs de genêts vous fera peut-être une démonstration de son savoir-faire ancestral.
 
Les Estables :
Cette commune, chef-lieu le plus élevé de la Haute-Loire, et de tout le Massif Central, se trouve sur les contreforts du Mézenc, à la limite des départements de l’Ardèche et de la Haute-Loire.
 
Saint-Cirgues-en-Montagne :
Saint-Cirgues est une altération de Saint-Cyr le Syrien, martyrisé à Tarse, en Cilicie, vers 230, a été importé d'Orient par des moines qui fuyaient les persécutions iconoclastes, d'abord à Rome, d'où il s'est répandu dans toute la chrétienté.
L'ancien village était peut-être situé à deux kilomètres au nord du village actuel, sur le flanc de
la colline au sommet de laquelle dominait le château des éperviers, ancienne possession des Montlaur. On ne connaît pas la raison du déplacement de l'ancien village. Il dépendait du diocèse de Viviers. La commune portait les toponymes révolutionnaires de "Bauzon-Luc" et "Bauzon-en-Montagne".
L'Église romane Saint-Cyr, du XIIème, typique de la montagne, servit de prieuré au monastère créé à Goudet (Haute-Loire) par les moines de saint-Philibert. Les fondations de l'Église dateraient de 1056 au plus tard. L'abside en pierre volcanique rouge sombre ornée de modillons est la seule partie d'origine romane.
A la construction primitive ont été ajoutées deux chapelles voutées aux XVème ou XVIème.
Au XIXème siècle, l'Église fut agrandie (on a construit les bas-côtés et allongé l'édifice), et les transformations ainsi opérées ne furent pas toujours heureuses.
A l'extérieur le clocher-mur est percé de trois arcades encore munies de leur cloche; le portail est de forme ogivale (XIXème).
 
Le Monastier-sur-Gazeille :
"Dans une petite localité, nommée Le Monastier, sise en une agréable vallée de la montagne, à quinze miles du Puy, j'ai passé environ un mois de journées délicieuses. Le Monastier est fameux par la fabrication des dentelles, par l'ivrognerie, par la liberté des propos et les dissensions politiques sans égales. " Robert Louis Stevenson (Voyage avec un âne dans les Cévennes). Bourg édifié autour de la plus ancienne abbaye du Velay, fondée à la fin du VIIème par Calminius, comte d'Auvergne, et dont il porte le nom, le Monastier est l'une des 8 principales cités du Velay jusqu'en 1789.
Le couvent, le viaduc (1922) à l'architecture remarquable, l'église St-Jean (classée Monument Historique) et le musée d'Arts et Traditions.
L'Abbatiale (architecture romane bourguignonne caractérisée) : sa façade merveilleusement riche ne manque pas de retenir le regard du visiteur averti. Sa décoration intérieure, la richesse de son trésor, récemment mis en valeur par les Beaux-Arts (tissus byzantins, buste de St-Chaffre) en font une visite à ne pas manquer.
De l'importante Abbaye Bénédictine fondée au VIème siècle et qui possédait 235 prieurés au XIIème siècle dont 48 en Vivarais ; il reste une magnifique abbatiale du XIème, monument majeur de l'art Roman du Velay. Sa haute façade à décor sculpté polychrome ocre, brune, noire, la riche iconographie de ses chapiteaux sculptés, son orgue de 1518, l'un des plus anciens d'Europe, au buffet polychrome remarquable, en font une étape incontournable. Ajoutez à cela l'ancien château et son musée sur la vie rurale d'autrefois en Velay, la rue pittoresque des pénitents.
 
La Flore :
L’hiver est long sur les hauts plateaux, mais à partir de mai, c’est l’explosion multicolore de la nature. Les prés se couvrent d’une profusion des fleurs dont les couleurs et les variétés se succèdent : crocus, jonquilles, narcisses, violettes…
A noter que les fleurs participent à l’économie locale. En effet, certaines plantes comme violettes, narcisses, pieds de chat, arnica... sont ramassées par les montagnards et vendues à des foires spécialisées ou livrées à une entreprise ardéchoise spécialisée dans le traitement de ces plantes.
Il en est de même des myrtilles, certaines années très abondantes, et qui constituent pour beaucoup un revenu complémentaire très appréciable.
 
La Myrtille :
Très riche en vitamine C, la myrtille sauvage apporte fer, magnésium, potassium et phosphore. Sa richesse en fibres lui donne des propriétés astringentes et antiseptiques. Elle a également un rôle bénéfique pour les fonctions cardio-vasculaires et pour améliorer la vision nocturne.
Pour espérer obtenir une récolte, il faut arracher ronces, bruyères et genêts de façon à permettre à la plante de se développer au soleil. Sinon, elle peut disparaître sous les broussailles. Les paysans des montagnes d’Ardèche lui consacrent beaucoup de temps car la myrtille leur procure un revenu d’appoint. Il ne faut donc pas cueillir de myrtilles sans autorisation.
Les myrtilles s’apprécient fraîchement cueillies, parsemées de sucre et arrosées de jus de citron. On peut les accommoder avec un peu de crème fraîche, de chantilly, ou de fromage blanc battu.
Les pâtisseries, coulis de fruits rouges, sorbets à la myrtille sont un régal. Les restaurateurs l’accommodent également avec du gibier, une truite, et utilisent le vinaigre de myrtilles. On peut même la boire en sirop, jus, bière (une "Bourganel") ou à l’apéritif avec le "Myro" (mélange de crème de myrtilles et de vin rosé).
 
Le Mont Mézenc :
"Le Lion rugissant des Cévennes" culmine à 1753 mètres et domine toute l'Ardèche. Il a donné son nom au massif volcanique du Mézenc qui forme une barrière naturelle déterminant la ligne de partage des eaux entre l'Atlantique et la Méditerranée. Le haut Mézenc possède une flore exceptionnelle où s'épanouissent le sèneçon leucophylle ou "herbe du Mézenc" aux feuilles argentées et aux capitules jaune vif, la grande violette des montagnes, les gentianes, trolles, arnicas, épilobes, saxifrages, anémones, bruyères, et surtout les narcisses au mois de juin… toutes ces fleurs qui enivrèrent l'âme de Stevenson.
 
Le Mont Gerbier de Jonc :
Avec une altitude de 1551 mètres, ce cône de laves figées est une des curiosités naturelles les plus connues de l'Ardèche, avec à ses pieds la source de la Loire et le village de Sainte-Eulalie. Le Mont Gerbier de Jonc est une protubérance phonolitique datée de 8 millions d´années. Le Mont Gerbier-de-Jonc a été déclaré "site classé" en 1933.
L´origine et l´étymologie du Mont Gerbier de Jonc vient des mots "Gar" signifiant rocher et "Jugum" pour montagne. On notera, au pied, une coulée basaltique reposant sur le socle cristallin. Le Mont Gerbier de Jonc est célèbre de par sa forme particulière et son extraordinaire richesse naturelle et sauvage, mais aussi parce qu´il est le véritable symbole des Sources de la Loire.
 
Phonolite et lauze :
Roche volcanique alcaline, sous-saturée en silice mais riche en aluminium et en métaux alcalins (potassium, sodium), de couleur gris clair, la phonolite – du grec fonè (voix) et lithos (pierre) – se débite en dalles minces et sonores (pierre qui chante). Elle est parfois utilisé sous forme de lauzes pour couvrir les toits.
 
Vous irez aussi à la rencontre de ses habitants "les padgels" en découvrant :
Les expressions "padgels" et "raïols", utilisées jusqu'à un passé récent et encore largement connues aujourd'hui, par lesquelles se distinguaient et s'opposaient gens de la montagne et gens des vallées, ceux d'en
haut et ceux d'en bas, sont un indice très riche de l'emploi de la référence paysagère pour définir sa propre identité collective.
 
Les fermes de la Montagne Ardéchoise :
Sur les Hauts Plateaux du massif du Mézenc on rencontre la maison de montagne basse et trapue, généralement au toit de lauzes à forte pente (60°) conçue pour résister aux intempéries. Les toits de chaume ou de genêts sont plus rares. Les murs de 0,80 à 1,20 mètres d’épaisseurs, sont de basalte ou de granit et comportent de petites ouvertures. Un auvent protège le seuil de la neige.
A l'entrée voûtée, qui est la même pour l'homme et son bétail, se trouve la source qui a souvent permis de déterminer l'emplacement de la maison. A l'intérieur, une cloison de planches séparait l'étable de la cuisine où se trouvaient des lits-placards. Au-dessus de l'étable, sous le toit se trouve la grange ou fenière, immense, occupant les deux tiers du volume et conçue pour engranger le foin nécessaire à la nourriture du bétail pour les 6 mois d’hivernage. Le fond de la salle commune est occupé par une cheminée massive, comportant parfois un four à pain. De l'extérieur ces cheminées matérialisent la vie intime du foyer.
 
Le Suc de la Lauzière :
Ancienne carrière de lauze (phonolite) qui servait à couvrir le toit des maisons. Les carrières de phonolites étaient exploitées par le lauzeron. La lauze extraite était posée sur les toits par le lauzeur. Les premiers lauzerons seraient allés en Limousin pour apprendre leur métier. La profession se transmettait de père en fils. Le travail du lauzeron comportait deux parties bien distinctes. Tout d'abord, il fallait extraire la roche de la montagne, soit à la barre soit à l'explosif. Ensuite, il fallait découper le bloc de phonolite en lauzes à l'aide d'une masse et de coins. On obtenait ainsi des tranches d'une épaisseur de 10 cm. Chacune d’elle était divisée en dalles de 2 à 3 cm d'épaisseur. Le travail de découpage ne pouvait être fait par un apprenti ;il nécessitait le travail d’un ouvrier mais par un ouvrier expérimenté ayant une bonne connaissance de ce matériau très fragile.
Sortaient de la lauzière trois produits : les lauzes pour les toitures, les dalles pour couvrir les sols des cours et des cuisines, les moellons pour les murs des maisons. Les lauzes n'avaient pas de formes ou de dimensions standards ; leur transport se faisait avec des charrettes tirées par les chevaux.
La lauze est omniprésente dans le paysage du Mézenc et reste un matériau très utilisé comme en témoignent les nombreuses habitations dont les toits en sont recouverts. La carrière de lauzes de la Lauzière était exploitée pour la couverture des maisons dès le Moyen-âge ; son exploitation a duré 300 ans.
 
 
BIBLIOGRAPHIE :
- Histoire du Vivarais - Editions Privas.
- L'Ardèche à la page - Jean-Marc Gardès. Fédération des œuvres Laïques de l'Ardèche.
- Contes et légende du plateau Ardéchois - J.M Gardès, édition La Fontaine de Siloé.
- Nanette Lévesque, conteuse et chanteuse du pays des sources de la Loire, édition établie par Marie Louise Ténèze et Georges Delarue, le langage des contes Gallimard, 2000.
- L’Encyclopédie Bonneton sur l’Ardèche (éditions Bonneton).
Allez jeter un coup d’œil dans le site de La Bouquinerie, éditeur spécialiste de la Drôme et de l’Ardèche : http://www.labouquinerie.com/
 
 
ADRESSES UTILES
Itinéraire : www.viamichelin.fr  
SNCF : Tel :0 892 35 35 35 ou http://www.voyages-sncf.com
 

Une question sur ce séjour ?
Jour 01 : Sainte Eulalie

Accueil à partir de 17h00 au village de Sainte Eulalie, premier village traversée par la Loire.

Jour 02 : Ste Eulalie-St Cirgues en Montagne

Randonnée de Sainte Eulalie à Saint Cirgues en Montagne
Départ de la randonnée du village de Sainte Eulalie. Vous traversez rapidement la Loire qui n’est encore qu’une petite rivière avant de rejoindre le village de Sagnes et Goudoulet. Là, votre randonnée continue sur le GR7 qui traverse les Monts d’Ardèche. Vous suivez la ligne de crêtes avec de magnifiques panoramas sur la montagne ardéchoise et les vallées ardéchoises.
Puis, vous traversez un des plus grand cratères de volcan d’Europe de type maar : la Vestide du Pal.
Et c’est par une belle piste forestière que vous descendez sur le village de Saint Cirgue en Montagne.
Dénivelée : + 450 m ; - 620 m              Horaire : 6h15                        Distance : 22 km

Jour 03 : St Cirgues en Montagne-Lanarce

Randonnée de Saint Cirgues en Montagne à Lanarce
Du village, vous suivez le sentier de randonnée qui monte au Serre de Pièfaud à travers bois.
Puis, vous marchez jusqu’au village de Mazan l’Abbaye dont vous pouvez visiter les vestiges de l’abbaye cistercienne datant du 12e siècle.
Ensuite, c’est par la forêt domaniale qui appartenait aux Moines, que vous arrivez au village de Lanarce, réputé pour ses salaisons et pour l’Auberge de Peyrebeille dite l’Auberge Rouge qui se trouve sur sa commune.
Dénivelée : + 560 m ; - 430 m                      Horaire : 5h45                 Distance : 19 km

Jour 04 : Lanarce-La Théoule

Randonnée de Lanarce à La Théoule
De Lanarce, vous montez vers le village d’Issanlas. Entre bois et pâturages, vous passez plusieurs fermes et hameaux isolés à l’architecture typique de la montagne.
De Montlaur, la randonnée descend vers le lac de Coucouron, un des plus grands bourgs de la Montagne Ardéchoise avec 800 habitants.
Vous parcourez le village par ses anciennes rues puis une belle piste vous fait passer sous le Plot de la Laounne.
Vous traversez le bois des Faysses avant d’arriver au hameau de la Théoule et de ses belles maisons en pierres.
Dénivelée : + 500 m ; - 510 m                      Horaire : 5h00               Distance : 20km

Jour 05 : La Théoule-Le Béage

De la Théoule vous descendez par un chemin pour aller traverser la rivière de la Langougnole. Là, un vieux et magnifique pont de pierre vous permettra d’enjamber le cours d’eau.
Au hameau du Pièbre, vous pourrez découvrir une chèvrerie avant d’arriver à La Chapelle Graillouse.
De la Chapelle Graillouse, vous rejoignez le GR3 qui relie le Mont Gerbier de Jonc et les Sources de la Loire à l’Océan Atlantique. Vous traversez la Loire au pont de la Borie avant de monter vers le lac d’Issarlès. Le lac d’Issarlès a la particularité d’occuper l’ancien cratère d’un volcan et se trouve être, avec ses 138 mètres de fond, l’un des plus profonds lacs de France.
L’itinéraire de la randonnée passe par le col du Gage avant de redescendre vers le barrage du Moulin de Peyron.
Vous faites le tour de cette retenue, puis par un joli sentier le long du Gage, vous remontez vers le sommet du Suc de Cherchemuse et son beau point de vue sur le lac d’Issarlès. Vous finissez cette étape au village du Béage.
Dénivelée : + 645 m ; - 540 m                      Horaire : 6h00                 Distance : 23 km
 

Jour 06 : Béage-Les Estables

Randonnée du Béage aux Estables
Vous descendez traverser la rivière de la Veyradeyre pour remonter au col du Chabanis. Puis, la randonnée passe par plusieurs petits vallons comme celui de l’Orcival ou de la Collance avant d’arriver au village de Freycenet La Cuche. Vous faites le tour du Rocher Tourte et de sa réserve naturelle puis de celui du Suc de Réchausseyre. En sortant du bois de Ravanel, le Mont Mézenc est ses 1753 mètres d’altitude se dresse devant vous. A son pied, le village des Estables se targue d’être le plus haut village du Massif Central.
Dénivelée : + 720 m ; - 620 m                      Horaire : 6h15              Distance : 22 km

Jour 07 : Les Estables-Ste Eulalie

Randonnée des Estables à Sainte Eulalie
Du village, vous accédez facilement et rapidement au sommet du Mont Mézenc et à un panorama exceptionnel sur l’intégralité du parcours de votre randonnée. Puis, vous descendez vers le Cirque des Boutières, un autre joyau de la nature où les marmottes ont élu domicile. Vous passez le col de la Clède qui marque la limite entre les hauts plateaux de la Montagne Ardéchoise et les vallées plus encaissées.
Le sentier de randonnées chemine sur de larges crêtes, pour vous conduire directement au pied de l’incontournable Mont Gerbier de Jonc et ses Sources de la Loire.
Vous marchez ensuite à travers le bassin des sources de la Loire pour faire le tour d’une autre montagne à la forme tout aussi atypique que celle du Mont Gerbier de Jonc, Les Coux.
Et vous finissez cette belle semaine de randonnées en posant vos pas sur l’unique passerelle qui enjambe la Loire avant de remonter à Sainte Eulalie.
Dénivelée : + 730 m ; - 850 m                      Horaire : 6h30           Distance : 22.5 km

Jour 08 :

Fin de séjour après le petit-déjeuner.

Ce programme est donné à titre indicatif, il est susceptible de modification en fonction de la disponibilité des hébergements.
 

NUMEROS UTILES
- Office de tourisme des Estables : 04 71 08 31 08
- Office de tourisme du Monastier sur Gazeille : 04 71 08 37 76
 
 
Vous découvrirez le Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche. Ces Monts sont d'anciens volcans et sont appelés "sucs". Vous passerez au pied du point culminant de l'Ardèche, le Mont Mézenc (1753 m), irez voir les sources de la Loire, au pied du Mont Gerbier-de-Jonc, plongerez dans un des lacs volcaniques les plus profonds d'Europe, le Lac d'Issarlès, profiterez de l'hospitalité des Padgels (les "gens d'en haut" en patois). Vous observerez les fermes typiques d'Ardèche avec leurs toits de genêts (couverture la plus ancienne et la plus économique à l'époque) ou de lauze (phonolithe, pierre volcanique qui "sonne", dont l'ancienne carrière est le Suc de la Lauzière !).
 
Un très réputé festival de Cuivres a lieu au Monastier (sur le parcours) la première semaine d'août. Si vous souhaitez randonner à ces dates, réservez le plus tôt possible car tous les hébergements aux alentours sont pris d'assaut.
 
Sainte-Eulalie :
Eulalie fut une vierge martyre, mise à mort sous Maximien au IVème siècle. Avant 1790, le village se nommait se nommait Sainte-Aulaye et dépendait du diocèse de Viviers. C'est le village le plus proche du Gerbier-de-Jonc (1551 m).
La commune portait les toponymes révolutionnaires de "Sources-de-Loire" et de "Le-Bleynet".
Prenez le temps d’observer la gargouille miraculeuse sculptée sur la façade de l’église !
La ferme classée de Clastres au toit de genêts et de lauzes au cœur du village témoigne de l’architecture traditionnelle locale. L’association Liger, propriétaire de la ferme, a ouvert un jardin ethnobotanique à proximité : l’Hort de Clastres.
Et si vous en avez l’envie et le temps, descendez à droite du monument aux morts : une jolie calade bordée de superbes maisons aux toits de lauzes vous mènera à la Loire que vous pourrez traverser. Si vous remontez un peu la colline, vous aurez un très bel angle pour photographier le village.
 
L’abbaye de Mazan :
Mazan fut la première abbaye cistercienne installée en Vivarais. Ancien monastère, la fondation et l'histoire de Mazan remontent à 1119. Les moines cisterciens de Bonnevaux - en Dauphiné - s’installent au Mas d'Adam et apprennent aux premiers moines comment vivre dans cette région de montagne.
L'ordre cistercien a été fondé en 1075 par le moine Robert dans un vallon de la Forêt Bourguignonne (Molesmes puis Cistels). On sait que Saint-Bernard n'est pas le fondateur de l'ordre cistercien, mais il en est certainement le personnage le plus représentatif, dont le charisme a été pour beaucoup dans le développement considérable qu'a connu Cîteaux.
 
La prospérité dura deux siècles. Aux XIVème et XVème siècles, les "routiers" rançonnent et pillent la région. La chartreuse de Bonnefoy est dévastée de même que les abbayes de Mazan et des Chambons. Reconstruite, victime des guerres de religion, puis abandonnée au XVIIIème, à la Révolution l'abbaye n'abrite plus que cinq ou six moines qui y vivent misérablement.
Les bâtiments ont malgré tout bien résisté au temps jusqu'à la fin du XIXème siècle où elle fut détruite et pillée. En 1843, les matériaux sont utilisés pour construire une église paroissiale moins vaste et moins humide (à l'emplacement de la boulangerie du monastère). Ensuite les habitants du village se servirent pour leurs constructions personnelles, puis en 1905 on dynamita la voûte pour des raisons de sécurité !
Le domaine de Mas d'Adam donna le toponyme Mazan. La commune a été renommée Mazan l'Abbaye le 29 mai 1954.
 
La source de la Loire : "La Loire prend sa source au pied du Mont Gerbier-de-Jonc"
En réalité, les Sources de la Loire sont au nombre de trois et sont toutes situées au pied du Mont Gerbier de Jonc. La présence de ces trois sources est due au fait que sous le Mont Gerbier se trouve une nappe phréatique (du grec "Phréas": puit), et l´eau sort ainsi de terre en plusieurs endroits. Elles se rejoignent pour former La Loire, qui descend la vallée située au sud du Mont Gerbier en traversant le charmant petit village de Sainte Eulalie.
 
Il y a 3 Sources de la Loire :
La Source Géographique qui coule dans un bac en pierre à l´intérieur d´une vieille grange parfaitement rénovée en toit de Lauze.
La Source Authentique qui est un monument ancien érigé en 1938 par le Touring Club de France, Symbole de la Source de la Loire.
La Source Véritable, source officielle indiquée sur le plan cadastral n° 87. Elle coule dans un environnement naturel et sort de terre dans un pré, sous une lauze qui porte l´inscription "ici commence ma longue course vers l´Océan ...", avec un bassin en contrebas où l´on peut admirer des truites "Fariot", symbole de la bonne qualité de l´eau.
Mais quelle est la vraie Source ? La plus distante de l´Océan, la plus élevée ou la plus abondante ??? ...
 
Visite de la ferme Philip :
La ferme Philip où Léon, un des derniers piqueurs de genêts vous fera peut-être une démonstration de son savoir-faire ancestral.
 
Les Estables :
Cette commune, chef-lieu le plus élevé de la Haute-Loire, et de tout le Massif Central, se trouve sur les contreforts du Mézenc, à la limite des départements de l’Ardèche et de la Haute-Loire.
 
Saint-Cirgues-en-Montagne :
Saint-Cirgues est une altération de Saint-Cyr le Syrien, martyrisé à Tarse, en Cilicie, vers 230, a été importé d'Orient par des moines qui fuyaient les persécutions iconoclastes, d'abord à Rome, d'où il s'est répandu dans toute la chrétienté.
L'ancien village était peut-être situé à deux kilomètres au nord du village actuel, sur le flanc de
la colline au sommet de laquelle dominait le château des éperviers, ancienne possession des Montlaur. On ne connaît pas la raison du déplacement de l'ancien village. Il dépendait du diocèse de Viviers. La commune portait les toponymes révolutionnaires de "Bauzon-Luc" et "Bauzon-en-Montagne".
L'Église romane Saint-Cyr, du XIIème, typique de la montagne, servit de prieuré au monastère créé à Goudet (Haute-Loire) par les moines de saint-Philibert. Les fondations de l'Église dateraient de 1056 au plus tard. L'abside en pierre volcanique rouge sombre ornée de modillons est la seule partie d'origine romane.
A la construction primitive ont été ajoutées deux chapelles voutées aux XVème ou XVIème.
Au XIXème siècle, l'Église fut agrandie (on a construit les bas-côtés et allongé l'édifice), et les transformations ainsi opérées ne furent pas toujours heureuses.
A l'extérieur le clocher-mur est percé de trois arcades encore munies de leur cloche; le portail est de forme ogivale (XIXème).
 
Le Monastier-sur-Gazeille :
"Dans une petite localité, nommée Le Monastier, sise en une agréable vallée de la montagne, à quinze miles du Puy, j'ai passé environ un mois de journées délicieuses. Le Monastier est fameux par la fabrication des dentelles, par l'ivrognerie, par la liberté des propos et les dissensions politiques sans égales. " Robert Louis Stevenson (Voyage avec un âne dans les Cévennes). Bourg édifié autour de la plus ancienne abbaye du Velay, fondée à la fin du VIIème par Calminius, comte d'Auvergne, et dont il porte le nom, le Monastier est l'une des 8 principales cités du Velay jusqu'en 1789.
Le couvent, le viaduc (1922) à l'architecture remarquable, l'église St-Jean (classée Monument Historique) et le musée d'Arts et Traditions.
L'Abbatiale (architecture romane bourguignonne caractérisée) : sa façade merveilleusement riche ne manque pas de retenir le regard du visiteur averti. Sa décoration intérieure, la richesse de son trésor, récemment mis en valeur par les Beaux-Arts (tissus byzantins, buste de St-Chaffre) en font une visite à ne pas manquer.
De l'importante Abbaye Bénédictine fondée au VIème siècle et qui possédait 235 prieurés au XIIème siècle dont 48 en Vivarais ; il reste une magnifique abbatiale du XIème, monument majeur de l'art Roman du Velay. Sa haute façade à décor sculpté polychrome ocre, brune, noire, la riche iconographie de ses chapiteaux sculptés, son orgue de 1518, l'un des plus anciens d'Europe, au buffet polychrome remarquable, en font une étape incontournable. Ajoutez à cela l'ancien château et son musée sur la vie rurale d'autrefois en Velay, la rue pittoresque des pénitents.
 
La Flore :
L’hiver est long sur les hauts plateaux, mais à partir de mai, c’est l’explosion multicolore de la nature. Les prés se couvrent d’une profusion des fleurs dont les couleurs et les variétés se succèdent : crocus, jonquilles, narcisses, violettes…
A noter que les fleurs participent à l’économie locale. En effet, certaines plantes comme violettes, narcisses, pieds de chat, arnica... sont ramassées par les montagnards et vendues à des foires spécialisées ou livrées à une entreprise ardéchoise spécialisée dans le traitement de ces plantes.
Il en est de même des myrtilles, certaines années très abondantes, et qui constituent pour beaucoup un revenu complémentaire très appréciable.
 
La Myrtille :
Très riche en vitamine C, la myrtille sauvage apporte fer, magnésium, potassium et phosphore. Sa richesse en fibres lui donne des propriétés astringentes et antiseptiques. Elle a également un rôle bénéfique pour les fonctions cardio-vasculaires et pour améliorer la vision nocturne.
Pour espérer obtenir une récolte, il faut arracher ronces, bruyères et genêts de façon à permettre à la plante de se développer au soleil. Sinon, elle peut disparaître sous les broussailles. Les paysans des montagnes d’Ardèche lui consacrent beaucoup de temps car la myrtille leur procure un revenu d’appoint. Il ne faut donc pas cueillir de myrtilles sans autorisation.
Les myrtilles s’apprécient fraîchement cueillies, parsemées de sucre et arrosées de jus de citron. On peut les accommoder avec un peu de crème fraîche, de chantilly, ou de fromage blanc battu.
Les pâtisseries, coulis de fruits rouges, sorbets à la myrtille sont un régal. Les restaurateurs l’accommodent également avec du gibier, une truite, et utilisent le vinaigre de myrtilles. On peut même la boire en sirop, jus, bière (une "Bourganel") ou à l’apéritif avec le "Myro" (mélange de crème de myrtilles et de vin rosé).
 
Le Mont Mézenc :
"Le Lion rugissant des Cévennes" culmine à 1753 mètres et domine toute l'Ardèche. Il a donné son nom au massif volcanique du Mézenc qui forme une barrière naturelle déterminant la ligne de partage des eaux entre l'Atlantique et la Méditerranée. Le haut Mézenc possède une flore exceptionnelle où s'épanouissent le sèneçon leucophylle ou "herbe du Mézenc" aux feuilles argentées et aux capitules jaune vif, la grande violette des montagnes, les gentianes, trolles, arnicas, épilobes, saxifrages, anémones, bruyères, et surtout les narcisses au mois de juin… toutes ces fleurs qui enivrèrent l'âme de Stevenson.
 
Le Mont Gerbier de Jonc :
Avec une altitude de 1551 mètres, ce cône de laves figées est une des curiosités naturelles les plus connues de l'Ardèche, avec à ses pieds la source de la Loire et le village de Sainte-Eulalie. Le Mont Gerbier de Jonc est une protubérance phonolitique datée de 8 millions d´années. Le Mont Gerbier-de-Jonc a été déclaré "site classé" en 1933.
L´origine et l´étymologie du Mont Gerbier de Jonc vient des mots "Gar" signifiant rocher et "Jugum" pour montagne. On notera, au pied, une coulée basaltique reposant sur le socle cristallin. Le Mont Gerbier de Jonc est célèbre de par sa forme particulière et son extraordinaire richesse naturelle et sauvage, mais aussi parce qu´il est le véritable symbole des Sources de la Loire.
 
Phonolite et lauze :
Roche volcanique alcaline, sous-saturée en silice mais riche en aluminium et en métaux alcalins (potassium, sodium), de couleur gris clair, la phonolite – du grec fonè (voix) et lithos (pierre) – se débite en dalles minces et sonores (pierre qui chante). Elle est parfois utilisé sous forme de lauzes pour couvrir les toits.
 
Vous irez aussi à la rencontre de ses habitants "les padgels" en découvrant :
Les expressions "padgels" et "raïols", utilisées jusqu'à un passé récent et encore largement connues aujourd'hui, par lesquelles se distinguaient et s'opposaient gens de la montagne et gens des vallées, ceux d'en
haut et ceux d'en bas, sont un indice très riche de l'emploi de la référence paysagère pour définir sa propre identité collective.
 
Les fermes de la Montagne Ardéchoise :
Sur les Hauts Plateaux du massif du Mézenc on rencontre la maison de montagne basse et trapue, généralement au toit de lauzes à forte pente (60°) conçue pour résister aux intempéries. Les toits de chaume ou de genêts sont plus rares. Les murs de 0,80 à 1,20 mètres d’épaisseurs, sont de basalte ou de granit et comportent de petites ouvertures. Un auvent protège le seuil de la neige.
A l'entrée voûtée, qui est la même pour l'homme et son bétail, se trouve la source qui a souvent permis de déterminer l'emplacement de la maison. A l'intérieur, une cloison de planches séparait l'étable de la cuisine où se trouvaient des lits-placards. Au-dessus de l'étable, sous le toit se trouve la grange ou fenière, immense, occupant les deux tiers du volume et conçue pour engranger le foin nécessaire à la nourriture du bétail pour les 6 mois d’hivernage. Le fond de la salle commune est occupé par une cheminée massive, comportant parfois un four à pain. De l'extérieur ces cheminées matérialisent la vie intime du foyer.
 
Le Suc de la Lauzière :
Ancienne carrière de lauze (phonolite) qui servait à couvrir le toit des maisons. Les carrières de phonolites étaient exploitées par le lauzeron. La lauze extraite était posée sur les toits par le lauzeur. Les premiers lauzerons seraient allés en Limousin pour apprendre leur métier. La profession se transmettait de père en fils. Le travail du lauzeron comportait deux parties bien distinctes. Tout d'abord, il fallait extraire la roche de la montagne, soit à la barre soit à l'explosif. Ensuite, il fallait découper le bloc de phonolite en lauzes à l'aide d'une masse et de coins. On obtenait ainsi des tranches d'une épaisseur de 10 cm. Chacune d’elle était divisée en dalles de 2 à 3 cm d'épaisseur. Le travail de découpage ne pouvait être fait par un apprenti ;il nécessitait le travail d’un ouvrier mais par un ouvrier expérimenté ayant une bonne connaissance de ce matériau très fragile.
Sortaient de la lauzière trois produits : les lauzes pour les toitures, les dalles pour couvrir les sols des cours et des cuisines, les moellons pour les murs des maisons. Les lauzes n'avaient pas de formes ou de dimensions standards ; leur transport se faisait avec des charrettes tirées par les chevaux.
La lauze est omniprésente dans le paysage du Mézenc et reste un matériau très utilisé comme en témoignent les nombreuses habitations dont les toits en sont recouverts. La carrière de lauzes de la Lauzière était exploitée pour la couverture des maisons dès le Moyen-âge ; son exploitation a duré 300 ans.
 
 
BIBLIOGRAPHIE :
- Histoire du Vivarais - Editions Privas.
- L'Ardèche à la page - Jean-Marc Gardès. Fédération des œuvres Laïques de l'Ardèche.
- Contes et légende du plateau Ardéchois - J.M Gardès, édition La Fontaine de Siloé.
- Nanette Lévesque, conteuse et chanteuse du pays des sources de la Loire, édition établie par Marie Louise Ténèze et Georges Delarue, le langage des contes Gallimard, 2000.
- L’Encyclopédie Bonneton sur l’Ardèche (éditions Bonneton).
Allez jeter un coup d’œil dans le site de La Bouquinerie, éditeur spécialiste de la Drôme et de l’Ardèche : http://www.labouquinerie.com/
 
 
ADRESSES UTILES
Itinéraire : www.viamichelin.fr  
SNCF : Tel :0 892 35 35 35 ou http://www.voyages-sncf.com
 

Une question sur ce séjour ?

Le jour 1 à partir de 17h00 à Sainte Eulalie.
 
Accès voiture : Utiliser la carte MICHELIN 331 Local Ardèche - Haute-Loire.
 
Si vous venez par le sud :
Joindre Aubenas puis prendre la direction du Puy en Velay. A la sortie de Pont de Labeaume, direction Montpezat. Environ 8 km après Montpezat, direction Sainte Eulalie.
 
Si vous venez du Puy-en-Velay (Ouest, région parisienne par Bourges et Clermont) :
Sortir du Puy en Velay direction Valence par la D15, puis direction le Monastier sur Gazeille par la D535. Après avoir traversé le Monastier sur Gazeille, direction Le Béage et Sainte Eulalie.
 
Accès train : Si vous devez prendre le train pour vous rendre au lieu de rendez-vous, attendez que le séjour soit confirmé pour prendre votre billet, et nous vous déconseillons certains billets qui ne sont ni remboursables ni échangeables.
 
A l’aller
Transport
Départ
Arrivée
Valence TGV – Privas (cours du Palais)
Bus TER
Plusieurs départs par jour
Privas – Mont Gerbier de Jonc
Bus
9h30
ou 16h00
10h30
17h00
Mont Gerbier de Jonc – Sainte Eulalie (5km)
Taxi
Taxi à réserver et à régler sur place
Au retour
 
Départ
Arrivée
Sainte Eulalie - Mont Gerbier de Jonc (5 km)
Taxi
Taxi à réserver et à régler sur place
Mont Gerbier de Jonc – Privas
Bus
10h35
ou 17h05
11h35
18h05
Privas – Valence TGV
Bus TER
Plusieurs départs par jour
 
Hors juillet et août
L’accès en train se fait jusqu’à Valence puis le bus TER jusqu’à Privas et taxi jusqu’à Sainte Eulalie.
Tarif 1 trajet : environ 50 €.
 
Informations sur les transports :
Accès Valence TGV : www.voyages-sncf.com
 
Ligne du bus Valence – Privas : ligne 73
Plus d’informations sur : http://www.ter-sncf.com
 

 

 

 

Taxi Sainte Eulalie : Taxi Moulin
Tél : 06 07 38 38 41 / 04 75 38 81 80 / nadinemoulin07@orange.fr

Le jour 8 après le petit-déjeuner au même endroit.
 
 
Hébergement avant ou après la randonnée : Nous consulter.
 
 

Niveau 2 à 3 sur une échelle de 5.
Niveau  contemplatifs à sportifs.
En forme. 5 à 7 heures de marche, 450 à 730 m de dénivelée maximum.
 

Hôtels ** et ***, chambres d’hôtes, J6 Gîte-Hôtel

Toutes les chambres sont des chambres twin ou double avec toilettes à l’intérieur.

Les chambres sont disponibles qu’à partir de 16h.

 

REPAS DE MIDI

 

Les paniers repas du midi sont inclus dans le tarif.

 

Chaque matin, au départ, on vous remettra un pique-nique avec une salade composée, fromage, pain et fruits (n'oubliez-pas votre boîte hermétique et vos couverts, indiqués dans la liste des bagages à prendre).

-
 
 

Les bagages sont transférés par la route et vous les retrouvez chaque soir en arrivant à l'hébergement.
Pendant la randonnée, vous porterez uniquement vos affaires de journée.
Vos bagages doivent être prêts impérativement à 9h.
 
Information : Vos affaires personnelles transportées devront être contenues dans UN SEUL BAGAGE (de préférence sac à dos ou sac de voyage) n'excédant pas 12 kg. Un supplément sera demandé aux personnes qui se présenteront au départ avec plusieurs sacs à transporter par véhicule.
 

A partir de 2 participants.
 
Cet itinéraire s'effectue sans accompagnateur et sous votre propre responsabilité. Nous vous fournissons toutes les indications et la logistique nécessaires au bon déroulement de votre randonnée. Vous devez être capable d’autonomie en jugeant de vos forces et en appréciant des situations inattendues (fatigue, météo, présence d’animaux, modification du terrain etc…).
 
Nous déclinons toute responsabilité en cas d'erreur de votre part concernant l'orientation (erreur ou changement d’itinéraire) ou la gestion du temps (départ trop tardif le matin, pause pique-nique trop longue…).
 

 

Dans le mois qui précède votre départ, vous recevrez :

 

• Les coordonnées des hébergements

• Le topoguide et toutes les informations utiles (variantes, distances, temps de marche…)

• La carte de randonnées

• Le fascicule de la Montagne Ardéchoise

 

Par ailleurs, il nous semble qu'un apprentissage minimum de lecture de cartes IGN est indispensable.

Enfin, une boussole pourra être utile, ne serait-ce que pour orienter la carte.

 

 

Vous trouverez cet équipement dans les magasins de notre partenaire : www.auvieuxcampeur.fr

 

Sac à dos : Un sac à dos (25 à 35 litres) pour vos affaires de la journée (pique-nique, gourde...).

 

Ce que nous vous conseillons d’emporter :

- Chaussures de randonnée si possible montantes et avec semelles semi-rigides.

- Une paire de chaussures type tennis pour le confort à l'étape.

- 3 T-shirts.

- Short et pantalon pour l'étape du soir (jean, survêtement...).

- Blouson en toile ou anorak léger.

- Sous-vêtements.

- Au moins deux paires de chaussettes.

- Chemise laine ou coton épais.

- Chandail ou sous pull.

- Poncho ou imper léger (éviter le k-way).

- Couvre-chef, maillot de bain, lunettes de soleil, crème solaire.

- Nécessaire de toilette minimum (serviettes de toilette fournies)

- Draps et couvertures sont fournis dans les hébergements

- Et naturellement, n’oubliez-pas que nous sommes en montagne… alors une petite paire de gants et un bonnet léger peuvent être utiles.

 

Petite pharmacie personnelle :

- Antalgique (aspirine, Doliprane), vitamine C.

- Élastoplaste, pansements adhésifs, double peau (Compeed).

- Boules Quies.

- Vos médicaments personnels...

Une pharmacie collective est prévue pour les groupes avec accompagnateur.

 

IMPERATIVEMENT Pour les pique-niques DE MIDI :

- 1 boîte de 700 ml (hermétique type Tupperware), couverts, gobelet, couteau pliant.

- 1 gourde et/ou une thermos (un litre minimum).

 

Divers :

- 1 pochette plastique étanche avec : la Carte Nationale d’Identité ou le Passeport (valide), le dépliant de votre assurance personnelle, argent (dépenses personnelles : boissons en cours de randonnée...).

 

Facultatif :

- 1 équipement photo,

- 1 paire de jumelles,

- 1 paire de bâtons de marche télescopiques.

Une question sur ce séjour ?

DATES ET PRIX

Départs à votre convenance du 15 avril au 20 octobre 2019.

 
Avant et après ces dates, un autre itinéraire peut vous être proposé, nous questionner.
Il est indispensable de réserver au minimum 15 jours avant la randonnée, mais en pratique le plus tôt est le mieux pour être sûr d’avoir de la place dans les hébergements prévus.
 
PAS DE RESERVATION POSSIBLE ENTRE LE 19 ET LE 22 JUIN 2019 : COURSE CYCISTE L'ARDECHOISE
 
Prix par personne : 770 € avec transport de bagages
Prix par personne : 610 € sans transport de bagages
 
Supplément chambre individuelle : 165 €
 
 
 
 
MODIFICATION DE RESERVATION : ATTENTION !
 
Des frais de dossier (50 €) seront retenus pour tout changement sur la réservation déjà effectuée (type de chambre, date de départ, nombre de personnes…).
Les réservations éventuelles de nuits supplémentaires en début ou en fin de randonnée doivent se faire obligatoirement à l’inscription et être spécifiées sur le bulletin de réservation.
Une fois les dossiers confirmés, ces réservations devront se faire directement auprès de l’hébergement concerné et être payées sur place.

 

LE PRIX COMPREND

• L'hébergement en pension-complète, du dîner du jour 1 au petit-déjeuner du jour 8
• Le carnet de rando (carte et topoguide pour 2 personnes)
• Le fascicule "Hauts Plateaux Ardéchois"
• La carte IGN 2836 OT
• Le transport des bagages

LE PRIX NE COMPREND PAS

• Le transport jusqu’au lieu de rendez-vous et le retour

• L’option location GPS
• L'équipement individuel
• Les boissons et dépenses personnelles
• Le supplément chambre individuelle
• L'assurance annulation assistance rapatriement, interruption de séjour 3.9%
• Tout ce qui n'est pas compris dans le prix comprend
 
 

 

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Disponibilités du séjour
Du 15/04/2019 au 19/06/2019
610,00 € (En cours)
Du 23/06/2019 au 20/10/2019
610,00 € (En cours)
Chèques Vacances

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